Naissance de SAR Lalla Khadija

Contre 41% pour le privé : le secteur public assure 59% de la formation professionnelle

La formation professionnelle n’est plus considérée comme une alternative de second ordre au système éducatif, destinée pour ceux qui ont présenté des limites dans l'enseignement général. Elle est désormais un canal principal de formation permettant

01 Décembre 2003 À 20:03

La région du Grand Casablanca est privilégiée en termes d’infrastructures de formation professionnelle publique avec un total de 68 établissements accueillant 17.390 stagiaires durant l’année scolaire, soit un quart des stagiaires au niveau national. La formation dispensée dans ces établissements est gérée par l'OFPPT en coordination avec d’autres organismes publics tels que la direction régionale de la formation professionnelle, le conseil de perfectionnement et les associations des établissements de formation pour l'élaboration de la carte de formation professionnelle.

Selon la même source, cette formation est axée principalement sur les branches industrielles avec 60% des inscrits, les services avec 25 % et le BTP 14 %. L’enquête de la direction régionale du département de la Prévision économique et du plan révèle également que cette formation comprend quatre niveaux qui sont celui de la spécialisation, de la qualification, de technicien et de technicien spécialisé. Les entreprises financent en partie cette formation par le biais de la taxe sur la formation professionnelle qui varie entre 1 à 2 % du montant des salaires versés. Ces mêmes entreprises participent activement à la gestion de cette formation en lançant de nouveaux programmes ou de nouvelles filières.
L’étude dévoile que le secteur public assure à lui seul près de 59 % de la formation. Le privé en assure à peine 41 %.

Au niveau des statistiques, la région du Grand Casablanca possède 326 établissements assurant la formation professionnelle privée en 2002-2003.
Plus du tiers de ces établissements (116) sont localisés dans la préfecture des arrondissements de Casablanca-Anfa, le reste est réparti presque équitablement entre les autres préfectures, sauf pour les provinces nouvellement créées qui enregistrent une absence d'infrastructures de formation professionnelle privée.
Le nombre des inscrits est passé de 15.792 stagiaires en 1999-2000 à 16.911 en 2002-2003, soit respectivement 48,5% et 49,3% de l'effectif total inscrit dans les établissement de formation professionnelle dans la région.
L’enquête révèle également que 53 % des effectifs sont inscrits dans les établissement de la préfecture des arrondissements de Casablanca-Anfa avec 8.898 stagiaires.

Par ailleurs, la moyenne des inscrits par établissement est de 52 stagiaires dans le secteur privé contre 256 dans le secteur public.
L’étude montre que la formation professionnelle privée touche principalement les filières des services : comptabilité, informatique, secrétariat, coiffure, infirmerie, modélisme, couture, optique, maintenance appareils électriques et électroniques, etc.
Copyright Groupe le Matin © 2026