FUS-TSC : le Fath et le désert des gradins
Les journées se suivent et se ressemblent pour le FUS, dans ses sorties Rabat. En règle générale, recevoir at hom met les joueurs sous pression, vu les exigences du public. Or, le FUS évolue devant des gradins quasiment déserts.
LE MATIN
03 Mars 2003
À 16:32
Les quelques cris d’encouragement ou de réprobation jaillissent de la tribune officielle, occupée par les dirigeants et anciens joueurs. Aussi, est-on amené à se demander si paradoxalement les joueurs fussistes ont le trac plutôt quand le public est absent. Car, comment expliquer ces prestations pales, sans saveur et sans sueur, outre les ratées à la pelle qui sont l’œuvre de joueurs pourtant à haute teneur, comme Mohcine Mabrouk par exemple. A quel niveau se situe le goulot car il faut admettre qu’il en existe vu que l’équipe évolue très en deça de sa valeur intrinsèque ? Elle nous rappelle le team fassi du MAS avant la venue de Todorov.
Les 160 téméraires ayant payé leur billet ont été une nouvelle fois déçus. Comme d’habitude, les fussistes ont joué sur les pointes des pieds, l’esprit apparemment ailleurs. Les Casablancais n‘y croyaient pas leurs yeux. Aussi, n’ont-ils pas hésité à jouer comme s’ils recevaient chez eux. A lui seul, Baha a semé souvent la panique dans la défense rbatie, ce dont étaient incapables les attaquants adverses. Au point de se demander s’il était vraiment raisonnable de lâcher Bidodane. Et comme preuve, le FUS n’a marqué aucun but à Rabat depuis 6 journées! Anormal. Et si au moins la malchance y était pour quelque chose. Non. Devant TSC, les Rbatis eurent pour tout deux occasions franches durant 90mn de jeu, gâchées par leur meilleur joueur, Mabrouk en l’occurrence (60e et 70e).
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le FUS a perdu son dynamo, Souidi, victime d’une fracture du tibia. C’était la semaine dernière lors d’un match amical joué contre Souk El Arbâa.
Bref, on aura intérêt à resserrer les rangs et à bien fouetter un attelage qui semble avoir pris du poids à force de ne pas trop se dépenser. Car, si le bureau dirigeant s’investit totalement pour renflouer les caisses du club, il est inadmissible que les autres acteurs ne fassent pas de même dans la tache qui leur est dévolue et pour laquelle ils sont rémunérés. Autrement, la trésorerie continuera à saigner avec toutes les conséquences périlleuses que recèle l’hémorragie. Contre le TASC, la recette a été de 2.445 DH, occasionnant un déficit de 7.819 DH, vu que les déboirs pour le seul trio arbitral a été de 5200 DH.
Des chiffres et des lettres qui méritent d’être bien médités avant qu’il ne soit trop tard.