Le Maroc œuvre pour la réalisation des objectifs du développement social
Le Maroc a consenti des efforts significatifs pour respecter les engagements contractés lors des Sommets de Copenhague et du Millénaire ainsi que la 24e Session spéciale de l'Assemblée générale en matière de développement social, a affirmé le représentant
MAP
16 Février 2003
À 18:01
Intervenant, vendredi, lors du débat de la Commission de développement social sur le thème de la «Coopération nationale et internationale au service du développement Social», l'ambassadeur Loulichki a fait valoir qu'une stratégie de développement a été adoptée au Maroc afin d'améliorer l'accès des populations aux services sociaux de base, de promouvoir l'emploi et les activités génératrices de revenus et lutter efficacement contre la pauvreté.
«Le gouvernement marocain demeure déterminé à promouvoir une culture de la solidarité nationale s'inscrivant dans la continuité de ses valeurs culturelles, religieuses et civilisationnelles» conformément aux hautes directives de S.M. le Roi Mohammed VI, a-t-il affirmé.
Il s'agit aussi à travers cette stratégie de valoriser les ressources humaines, de réformer le système éducatif et de formation et de mobiliser toutes les énergies pour réaliser les objectifs du développement social à travers la satisfaction des besoins fondamentaux, l'extension de la couverture sociale et médicale (AMO), la réduction des disparités, la lutte contre l'exclusion et la marginalisation. L'ambassadeur a précisé que la société civile, qui connaît actuellement au Maroc une vitalité réelle, apporte une contribution essentielle dans les domaines sociaux à travers des actions de terrain et de proximité. La famille, de son côté, continue de jouer un rôle fondamental et irremplaçable dans la perpétuation des valeurs d'entraide et de solidarité, a ajouté le diplomate précisant que l'expérience marocaine permet de mettre en relief l'importance de la coopération nationale et internationale dans ce domaine. Au plan national, il a souligné que la lutte contre la pauvreté s'inscrit dans le cadre des priorités du gouvernement marocain. Bien entendu, celle-ci passe indubitablement par un fort taux de croissance et une action soutenue en matière d'investissement, mais en même temps, les actions de proximité et les petits projets ont une importance cruciale dans la lutte contre l'exclusion.
C'est dans cet esprit, a expliqué le diplomate, que le Maroc a décidé, en 1999, la création de l'Agence de développement social afin d'apporter un appui tant financier qu'institutionnel aux associations porteuses de projets. Sa philosophie est fondée sur la participation, la proximité et le partenariat.
En matière de coopération internationale, la crédibilité de cette agence explique les sollicitations dont elle fait l'objet de la part d'institutions internationales autour de projets d'envergure comme le projet Arganier avec l'Union Européenne, le projet de lutte contre la désertification et les effets de la sécheresse avec le PNUD ainsi que l'appui au tourisme rural avec l'Agence française de développement entre autres, a-t-il souligné.
M. Loulichki a cité, également, le programme de développement humain durable et de lutte contre la pauvreté. Dans le cadre de ce programme et au niveau de chacune des provinces ciblées, des études monographiques ont été réalisées et ont abouti à l'élaboration de plans provinciaux de lutte contre la pauvreté à travers une démarche participative combinant les efforts des autorités locales, des élus, des ONG et des départements ministériels concernés. Conscient de l'importance d'assurer un développement régional harmonieux et intégré, le Maroc a mis en place l'Agence nationale de développement des provinces du Sud et l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Nord du Royaume avec pour objectif de moderniser le tissu économique de ces régions et d'instaurer un climat favorisant un développement durable et intégré, a ajouté le diplomate.
Enfin, le représentant a mentionné le Programme «Pager» visant à réaliser 31 000 points d'eau dans le but de parvenir à une desserte de 62 % de la population rurale d'ici l'an 2004 alors qu'elle n'était que de 38 % en 2000. Ce programme est financé principalement par l'Etat mais
également par les collectivités locales et dans une moindre mesure à la charge des populations bénéficiaires. Evoquant la coopération internationale, l'Ambassadeur s'est réjoui de la coopération fructueuse établie avec le système des Nations Unies qui a permis la réalisation de programmes importants citant en exemple le programme de lutte contre la pauvreté en milieu urbain et périurbain exécuté conjointement avec le PNUD durant la période 1998-2001. Notant que la protection et l'intégration sociale des personnes handicapées constituent aussi un axe prioritaire du gouvernement, M. Loulichki a mentionné, également, le «Programme de réadaptation à base communautaire « (R.B.C) lancé au Maroc avec le soutien des agences du système des Nations unies (PNUD, OMS, BIT) en octobre 1995. Signe de son succès, ce programme est inscrit dans le plan quinquennal de développement économique et social 2000-2004 en tant que programme prioritaire.
Il a aussi signalé l'organisation par le Maroc du 2ème Congrès mondial des jeunes dans le cadre d'un partenariat entre le forum des jeunes Marocains du troisième Millénaire et l'Organisation «Peace Child International» qui se tiendra, au mois d'août prochain, sous le thème «Promouvoir la solidarité, la tolérance et l'action des jeunes pour un développement durable «.
Le représentant a, toutefois, souligné que la réalisation des objectifs du développement social, notamment dans les pays en développement, nécessite un appui financier plus conséquent de la communauté internationale. Le Maroc réitère son appel à la communauté internationale pour que le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), qui constitue une réponse courageuse aux multiples défis auxquels le continent africain est confronté, bénéficie d'un soutien plus substantiel.
Il plaide, aussi, pour un renforcement de la coopération Nord-Sud et pour la promotion de relations Sud-Sud sous une forme rénovée et imaginative.
Seule la définition de nouvelles formes de coopération axées autour des notions de partenariat et de co-responsabilité est à même de réduire les dangereux écarts de développement entre le Nord et le Sud et de favoriser la réalisation tant souhaitée des objectifs du développement social de par le monde, a estimé en conclusion l'ambassadeur du Maroc.