Etude de l'UIT sur le mobile au Maroc
Il n'est sans doute pas surprenant que le développement du réseau de télécommunications se fasse en fonction de la densité démographique, le réseau de téléphonie fixe et les antennes mobiles couvrant essentiellement la région Nord du pays tandis que le re
Bien que le réseau de télécommunications, comme le réseau ferroviaire, soit parmi les plus développés de l'Afrique, à la fin de 1999, les abonnés aux téléphones fixes atteignaient seulement le nombre de 1,5 million, soit une télédensité d'environ 5,28 pour cent, ce chiffre tombant par la suite à 1,1 million en 2002 par suite de la croissance de la téléphonie mobile.
Le réseau de télécommunications marocain fait appel à plusieurs technologies et à différents types de services pour répondre aux différents besoins du pays.
Les investissements publics dans le développement des infrastructures de télécommunication ont été notables ces dernières années avec environ 1,2 milliard de dollars EU consacrés à la modernisation et à l'expansion du réseau. Toutefois, les communications fixes souffrent toujours de certaines limitations pour ce qui est de leur extension, de leur accessibilité et de leur qualité.
Certains de ces problèmes ont été résolus par l'apparition des téléphones mobiles et la zone de couverture s'étend actuellement à 97 pour cent de la population. Même si les communications mobiles ne font pas officiellement partie du service universel, elles ont dans la pratique contribué notablement à l'extension de ce service au Maroc en faisant passer la télédensité totale à plus de 20 pour cent au début de 2003. La fraction restante de la population est constituée par les habitants de zones rurales et isolées hors de portée du réseau de Terre.
Dans ce dernier cas, les communications par satellite constituent la seule solution susceptible d'assurer une couverture universelle. En 1999, le gouvernement marocain a octroyé la première licence de systèmes mobiles mondiaux de communications personnelles (GMPCS) à ORBCOMM Maghreb, puis une deuxième licence à la Global Star Company (TESAM).
Quatre licences supplémentaires ont néanmoins été délivrées par la suite en 2002 en raison du coût élevé de ces moyens et grâce à la diffusion des communications cellulaires, ces services sont restés limités à un créneau du marché - les voyageurs se trouvant dans des zones isolées ou les pêcheurs et marins qui ont besoin de communiquer avec leur central - et ne se sont pas développés comme prévu initialement.
Une autre technique en usage actuellement au Maroc est celle des microstations VSAT. Trois licences ont été octroyées par l'ANRT à Space Com, Gulfsat Maghreb et Argos/Telenor9. Les microstations permettent à l'utilisateur de bénéficier d'une connexion directe par satellite indépendante du réseau local et d'obtenir ainsi des liaisons point multipoint (particulièrement utile pour les entreprises éclatées) et de disposer d'une largeur de bande Internet supérieure, un avantage important dans un pays où la largeur de bande Internet internationale reste limitée et soumise au monopole de l'opérateur historique.