Rencontre à Laâyoune avec une délégation américaine
Les derniers développements de la question du Sahara marocain et le développement économique et social des provinces du Sud du Royaume ont été au centre d'une réunion, mardi à Laâyoune, avec une délégation américaine conduite par M. Chuck Casper, analyste
Lors de cette rencontre, à laquelle ont pris part le wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia Al Hamra, gouverneur de la province de Laâyoune, M. Mohammed Rherrabi, et le gouverneur chargé de la Coordination avec la MINURSO, M. Hamid Chabar, il a été procédé à un tour d'horizon des volets liées en particulier au développement socioéconomique des provinces du Sud et aux relations du Maroc avec la MINURSO, notamment la coordination existant entre la mission onusienne et l'Etat marocain, à travers des questions pratiques, en particulier l'opération humanitaire d'échange de visites familiales de six mois, dont le dernier échange est prévu vendredi prochain.
Intervenant à l'ouverture de cette rencontre, M. Mohammed Rharrabi a fait une présentation générale des aspects sociaux, économiques, historiques et culturels de la région de Laâyoune, mettant en exergue le volet lié au développement accompli depuis le retour des provinces du Sud à la mère patrie en 1975.
Après avoir présenté un aperçu de l'histoire millénaire du Royaume, M. Rharrabi a rappelé que le Maroc, qui a recouvré son indépendance en 1956, a récupéré les villes de Tarfaya (100 Km au nord de Laâyoune) et de Sidi Ifni respectivement en 1958 et 1969.
De 1969 à 1975, a-t-il dit, le Maroc a engagé toute une bataille sur le front diplomatique pour la décolonisation de ses provinces du Sud, récupérées à travers un processus de décolonisation pacifique illustré par la Marche Verte.
Après avoir rappelé que le Royaume a déjoué tous les complots ourdis par les ennemis de son intégrité territoriale et leurs commanditaires, à travers notamment leur vaine tentative de créer un pseudo-état dans la région, le wali a souligné que le Maroc a oeuvré sans relâche pour la promotion socioéconomique et la mise à niveau de ses provinces du Sud récupérées en vue d'y assurer un développement durable sur tous les plans.
M. Rharrabi a, en outre, rappelé les priorités fixées durant les cinq prochaines années par le discours Royal du 30 juillet dernier, notamment la résolution définitive de la question du Sahara.
De son côté, M. Hamid Chabar a mis en exergue l'importance que revêt l'approche initiée par S.M. le Roi Mohammed VI pour le règlement de la question du Sahara et contenue dans le discours prononcé par le Souverain, le 30 juillet dernier.
Après avoir passé en revue les cinq phases du plan de règlement de la MINURSO, mission de l'ONU chargée de la mise en oeuvre du plan de règlement, installée dans la région depuis 1991, M. Chabar a salué la coopération entre le Maroc et les Nations unies, à travers la MINURSO, notamment pour la préservation du cessez-le-feu.
Le gouverneur chargé de la coordination avec la MINURSO a, en outre, relevé que le Maroc a manifesté sa bonne foi pour la mise en oeuvre de ce plan, regrettant que la deuxième étape qui consiste à définir le corps électoral, a buté sur le problème de l'opération d'identification des électeurs habilités à prendre part au référendum sur le Sahara, en raison du projet du Polisario qui consiste à fabriquer un corps électoral sur mesure.
"Pour cette raison, a-t-il dit, nous nous sommes trouvés à la fin de cette opération avec à peu près 120.000 droits de recours soumis à la commission d'identification".
Et ceci, a-t-il précisé, illustre la complexité du processus d'identification.
Après avoir souligné que MM. Kofi Annan et James Baker ont qualifié ces difficultés d'insurmontables, en raison de l'échec qu'ils ont constaté et concernant le plan du règlement, M. Chabar a plaidé pour la recherche de la solution politique.
Outre M. Chuck Casper, la délégation américaine est composée notamment de Mlle. Heather Hopkins, responsable de l'administration législative au Bureau des affaires législatives du département d'Etat, Mme. Christine Kojec et Mlle. Jennifer Miller, respectivement adjointe spéciale au personnel, Comité parlementaire de l'affectation des crédits budgétaires et Mlle. Cindy Kierscht, première secrétaire de la section politique de l'ambassade des Etats Unis à Rabat.