Naissance de SAR Lalla Khadija

Abdallah Hariri à la galerie Mohamed El Fassi : Des peintures reflétant la beauté de la lettre arabe

A près son exposition itinérante organisée par les Instituts Cervantes de Casablanca, Rabat, Fès, Tanger et Tétouan, l'artiste-peintre, Abdallah Hariri, revient, encore une fois, à la capitale avec une grande collection de peintures exposées, actuellement

21 Janvier 2005 À 17:13

Inaugurée par le ministre de la Culture, cette manifestation a attiré beaucoup de monde lors de son vernissage, entre artistes, critiques et amateurs des arts plastiques.

Faisant partie des meilleurs artistes-peintres contemporains marocains, Abdallah Hariri fut le premier à introduire la lettre arabe dans la toile. Une démarche combien difficile dans le temps, il y a une trentaine d'années, mais qui a permis à beaucoup d'autres plasticiens la possibilité de l'exploitation de la calligraphie arabe qui commença à mieux être considérée dans les milieux intellectuels en les attirant vers les arts plastiques.

Ainsi, notre peintre, qui n'est pas calligraphe, a utilisé la lettre arabe en tant qu'élément plastique en constituant, à chaque fois, une œuvre différente de l'autre par sa construction et sa composition.

Abdallah Hariri est aussi un peintre de formation graphique qui sait jouer entre les deux volets de la peinture et du graphisme pour en sortir des travaux très originaux et beaux à contempler. Ce qui l'a amené à créer des thèmes pour certaines circonstances, comme son exposition collective pour la Palestine en 1978 à Beyrout et Tokyo, celle de l'Art Arabe Contemporain en 1980 au Musée d'arts modernes à Tunis, ainsi que celle de la Lutte contre le Sida en 1992 à Bab Rouah entre autres, puisque ses prestations n'ont cessé de se multiplier, au Maroc et à l'étranger, depuis les années 70.

Un palmarès fructueux pour un artiste qui ne cesse de créer et de progresser, et que les critiques ont adopté depuis son entrée dans l'univers des arts plastiques. En effet, " sa dextérité chromatique lui a toujours permis d'étonner le récepteur. La liberté du choix des matériaux et des supports donne à son travail cette richesse qui manque souvent chez d'autres qui ont choisi la même voie ", nous dira le critique Moulim El Aroussi qui a eu le premier contact avec le peintre Hariri, il y a plus de vingt cinq années.

Quant à M.Farid Zahi, ce dernier explique ses travaux par " une image visible et pérenne du sens où la lettre est une présence. Aussi, le Coran et la mystique musulmane ont-ils chargé cette lettre des significations et des dimensions les plus cosmographiques, lui prêtant la force et la puissance révélatrice du sens de l'univers et de l'omniprésence du Divin.

C'est peut-être ce qui explique cette prééminence de la lettre et des décorations architecturales chez les peintres de la lettre, tant cette dernière est considérée comme un des piliers des métiers architecturaux de l'Islam. Et donc, ce travail unidimensionnel a révélé chez Hariri une passion pour ces traces perceptibles de l'être civilisationnel du peintre marocain ".

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