L'humain au centre de l'action future

Le père du cinéma national : Décès de Mohamed Osfour

Considéré comme le père du cinéma marocain, Mohamed Osfour s'est éteint, samedi matin à Casablanca. Ce cinéaste octogénaire qui a été happé par la passion du cinéma dès son plus jeune âge a laissé à la postérité deux longs métrages : Le fils maudit, réal

17 Décembre 2005 À 15:51

Avec des moyens modestes, la cinéaste a réalisé plusieurs courts métrages dans lesquelles il est parfois interprète. Ce sont des films d'aventure que l'on peut comparer dans une certaine mesure aux aventures de Tarzan. C'est d'ailleurs son surnom.

Né en 1926, Mohamed Osfour avait émigré avec sa famille à Casablanca en 1933. Dans cette ville où il commence par vendre, à la criée, le «Petit Marocain» et la «Vigie», il voit pour la première fois de sa vie une affiche de cinéma. C'était celle d'un film sur Tarzan. Il s'introduit subrepticement dans la salle et assiste, subjugué, à la première projection de sa vie. Il a trouvé sa voie. Il économise alors sou par sou et achète sa première caméra une Pathé-baby 9 mm.

Il tourne alors ses premiers courts métrages l'enfant de la jungle, les vautours de la forêt, Robin des bois, Joha… Réalisateur, producteur, metteur en scène, scénariste, éclairagiste et même acteur, Mohamed Osfour est tout ça à la fois.

Il présente devant un public subjugué ses premières aventures. Le premier long métrage du cinéma marocain est tourné en 1956. Il est présenté au public en 1958. D'autres films s'en suivront, toujours avec des moyens de bord. En 1970, Osfour tourne son dernier film, «Le trésor infernal». Et inexplicablement, celui qui voulait vouer toute sa vie au cinéma, ne tournera plus de films.

Mohamed Osfour aura laissé à la cinémathèque nationale des morceaux d'anthologie. Il a aussi laissé l'image d'un homme courageux et avant-gardiste qui ne s'est jamais départi de son humour.
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