Fête du Trône 2006

M'diq-Fnideq, nouvelle porte du Maroc moderne

28 Août 2006 À 17:04

Les provinces du Nord se transforment et se modernisent. Au premier coup d'œil lancé aujourd'hui sur les réalisations et les projets mis en œuvre, on se rend à une telle évidence avec parfois étonnement et ébaudissement. On mesure aussi le chemin parcouru depuis que S.M. le Roi Mohammed VI y a effectué en octobre 1999 la première visite, quelques semaines seulement après son accession au Trône, dans le cadre d'une grande tournée qui l'a conduit successivement à Casablanca, Kénitra, Larache, Tanger, Tétouan, Chefchaouen, Al Hoceïma, Nador, Oujda, Taza, Fès et Meknès.

Présidant l'ouverture de la session parlementaire, cette année-là, le Souverain avait prononcé au Parlement son premier discours en tant que Roi et dénoncé avec vigueur " la léthargie de l'administration ", avant d'entamer son périple dans le Nord.

La visite de S.M. Mohammed VI dans les provinces du Nord constituait, on ne le dira jamais assez, un tournant, tant il est vrai qu'elles étaient tenues des années durant dans un splendide isolement administratif, politique, voire humain. Le Souverain découvrait ainsi un vaste chantier qu'il convenait d'ouvrir, des populations qui l'interpellaient avec force et investissaient en lui d'immenses espoirs, mais aussi une amertume collective, enfouie dans les âmes.

La chaleur et l'enthousiasme avec lesquels la population du Nord avait accueilli S.M. le Roi étaient à la mesure des espérances qui ont tout de suite émergé dans cette première visite qui fut aussi l'une des toutes premières ruptures opérées par le Souverain. Inauguration de l'axe autoroutier Larache-Sidi Yamani, lancement du tronçon Sidi Yamani-Tanger, et puis lancement de la zone bour, de plusieurs projets socio-économiques, infrastructurels comme le port d'éclatement et la zone franche de Tanger, le Souverain procéda immédiatement à un état des lieux mais ne perdit pas de temps, inaugura ensuite un style de travail que les responsables, en premier lieu ses collaborateurs, devaient reprendre à leur compte.

A Tétouan, il lança d'emblée les travaux de construction de l'autoroute Ksar Sghir-Fnideq, important tronçon appelé à renforcer la rocade méditerranéenne et à rejoindre l'autoroute Tanger-Ksar Sghir. Le Souverain s'était enquis, par la même occasion du projet d'autoroute devant relier Tétouan-Fnideq , estimé à cette première étape à quelque 600 millions de dirhams, non compris le coût d'acquisition des terrains.

Comment qualifier l'esprit qui a caractérisé, en cette époque, le lancement de travaux d'une aussi grande envergure ? D'une nouvelle dynamique, certes, mais de la plus audacieuse modernisation surtout. Un souffle inédit était imprimé à la région, des financements conséquents étaient apportés, une vision d'un Nord nouveau commençait à s'ébaucher, valorisant les atouts, l'environnement, les hommes et les potentialités de la province.

Sept ans plus tard, au fur et à mesure que le Souverain y revient de manière régulière et s'enquiert de l'avancement et de la finalisation des projets, on prend la réelle mesure du changement de configuration. A M'diq, Fnideq , c'est une totale métamorphose qui s'est opérée sous nos yeux dessillés. L'autoroute qui traverse désormais la nouvelle préfecture, créée par Sa Majesté le Roi il y a un an, symbolise l'exigence même de modernité, en termes de conception, de qualité infrastructurelle, d'équipements et d'embellissement.

C'est la première image qui s'offre aussitôt franchi le Détroit, qui reflète à coup sûr l'exigence d'une transformation modernisatrice mise en œuvre par le Souverain.
M'diq et Fnideq sont à présent des perles du tourisme dans le Nord. De par leur beauté, elles peuvent narguer les villes de l'autre rive méditerranéenne, en Espagne à qui elles ne le cèdent en rien en patrimoine architectural, en richesses touristiques et en sites de découvertes.

Cependant, leur positionnement comme villes côtières leur confère un statut significatif parce qu'elles sont aujourd'hui la vitrine d'une réalité urbaine et spatiale nouvelle. Elle incarnent le " projet d'ouverture sur la mer", parce qu'elles recèlent des potentialités inouïes en matière de tourisme, national et international, un flux de plus en plus important et un brassage continu.

Leur vocation est désormais acquise : ni villes mirages, ni cités clinquantes, mais deux petites métropoles touristiques autour desquelles se bâtit une économie locale, enracinées dans une tradition d'échanges, vantant le port de pêche à M'diq qui est en lui-même un symbole du recentrage de la ville, mettant à profit aussi la proximité de Fnideq avec Tanger Med, l'édification de la zone franche commerciale et déclinant enfin une des merveilleuses corniches du monde…
Les éléments d'une agglomération moderne, avec ses critères urbains, spatiaux, infrastructurels, écologiques, humains, touristiques, commerciaux, culturels et humains se conjuguent en effet pour faire de M'diq et Fnideq un vaste chantier de la convivialité, l'image grossissante du Maroc moderne.

Nos compatriotes qui résident en Europe, lorsqu'ils traversent désormais le Détroit et franchissent la frontière marocaine du côté de Sebta restent stupéfaits, expriment leur enchantement devant la transformation qui a fait de la préfecture de M'diq-Fnideq une cité lumineuse. Or, le premier contact avec leur pays ne devrait-il pas augurer, pour eux, d'un voyage initiatique dans une modernité sud-méditerranéenne qui est au Maroc depuis des lustres une vocation naturelle ? S.M. le Roi Mohammed VI, sensible à cette réalité, n'a de cesse de faire émerger à M'diq-Fnideq à la fois un nouveau pôle touristique à dimension humaine, autrement dit enraciné dans le patrimoine, et le concept d'une nouvelle confluence, ouverte sur la modernité, respectueuse des richesses, valorisante des hommes et des femmes.

La sollicitude Royale a été un déclencheur d'une impérieuse transformation multidimensionnelle dont on mesure à présent les retombées bénéfiques et les avancées magiques.

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