Spécial Marche verte

L'APEF, un projet de modernisation

Objectif : contribuer à la réforme de l'éducation et réduire les disparités

25 Octobre 2007 À 16:04

Au Maroc, la réussite des actions de développement éducatif est en grande partie conditionnée par les compétences des acteurs locaux qui se retrouvent au centre des dispositifs institutionnels. Pour cette raison, la réforme du système éducatif a instauré l'autonomie des Académies régionales de l'éducation et de la formation (AREF) ainsi que l'obligation de planification régionale à court et moyen termes.

111venant dans le cadre réglementaire du Plan académique d'éducation et de formation (PADEF), le projet APEF, franco-marocain, vient contribuer à la réforme de l'éducation dans un souci de réduction des disparités géographiques et de genre.

"Il s'agit d'accompagner les académies ciblées par le projet dans leurs premières démarches pour faire évoluer leur mode de fonctionnement actuel vers une démarche de planification, de gestion et d'évaluation d'un système éducatif réellement déconcentré, qui réponde de mieux en mieux aux objectifs et attentes de la réforme", précise Miloud Lahchimi, chef 110nal du projet APEF. En effet, la première étape de ce processus consiste à fournir un appui à l'élaboration du plan triennal du programme PADEF. "C'est une déclinaison opérationnelle du Plan stratégique régional de développement du système éducatif", rappelle M. Lahchimi.

Ainsi, le projet APEF 111vient dans quatre AREF à dominante rurale: Marrakech-Tensift-Al Haouz, Souss-Massa-Drâa, Tanger-Tétouan et Al Hoceima-Taza-Taounate. Parmi les résultats escomptés par l'APEF, les dirigeants s'attendent dans un premier temps au développement et à la validation du PADEF par le conseil d'administration de chaque AREF.

En second lieu, ils escomptent l'élaboration d'un diagnostic sectoriel du domaine éducatif régional, y compris les sous-secteurs du préscolaire, de l'éducation non formelle et de l'alphabétisation. Sans oublier, bien évidemment, la réalisation des principaux objectifs du PADEF, tels que l'élaboration d'un processus opérationnel de suivi, l'identification et constitution du bouquet d'indicateurs objectivement vérifiables, la collecte et l'analyse de la base des données disponibles ou à compléter, la tenue de séminaires de restitution et l'élaboration et diffusion des rapports de suivi.

Par ailleurs, et afin de contribuer à la rationalisation de la gestion du système éducatif et permettre d'en mesurer l'efficience, trois principales composantes se sont établies, à savoir la composante institutionnelle, pédagogique et enfin éducative. La première contribue à la rationalisation de la gestion du système et la permission d'en mesurer l'efficience en installant (de l'établissement scolaire à l'académie) une démarche de pilotage par les résultats. La deuxième composante vise la responsabilisation et la formation des acteurs pédagogiques pour moderniser et adapter leurs pratiques aux contextes régional et local.

Quant à la composante éducative, elle consiste à développer des actions de valorisation de l'école, à développer l'autonomie et renforcer le goût d'apprendre des élèves. Cette dernière composante se trouve dans trois principaux domaines, le préscolaire qui mobilise et sensibilise ; le non formel qui contribue à la mise en place des plans régionaux pour l'éducation informelle, et le domaine de documentation qui renforce les centres multimédias et appuie l'édition locale du livre de jeunesse en arabe et en français.
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Textes réglementaires

Au Maroc, le concept de projet d'établissement a été décrit ou cité, depuis 1994, dans plusieurs textes réglementaires : la note ministérielle du 12 avril 1994, concernant l'appui à l'innovation pédagogique dans les établissements scolaires, le décret n°2.02.376 (art. 18) du 17 juillet 2002, relatif au statut des établissements d'enseignement et qui stipule que le conseil de gestion de l'établissement joue un rôle central dans les différentes étapes de réalisation du projet d'établissement.

La note ministérielle n°87 du 10 juillet 2003 relative à la mise en œuvre des activités de la vie scolaire dans les établissements, ainsi que la note ministérielle n°30 du 9 avril 2004, en vue de la création des conseils d'établissements d'éducation
et d'enseignement publics.
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