LE MATIN
29 Janvier 2006
À 15:55
Pour préparer le congrès national de la centrale syndicale qui aura lieu probablement en avril prochain, le comité de redressement a décidé de reconduire l'ancien bureau exécutif de l'UGTM, à l'exception d'Afilal, Zidouh et El Kafi Cherrat.
Rappelons qu'au cours d'une conférence de presse organisée, la semaine dernière, au siège centrale du syndicat à Casablanca, les nouveaux maîtres de la centrale syndicale avaient expliqué les raisons qui les ont poussés à exiger le départ de Abderrazak Afilal. Selon Mohamed Benjelloun Andaloussi, membre du bureau exécutif de l'UGTM, «c'est pour protéger l'organisation et rétablir l'ordre en son sein que nous avons exigé la démission de l'ex-numéro un de la centrale syndicale. Nous avons senti qu'il n'y avait aucune considération au militantisme au sein de l'UGTM.
L'allégeance à une seule personne avait cédé la place à ce militantisme». Il a ajouté que «le problème est celui de la légitimité dans l'exercice des responsabilités et dans la préparation du prochain congrès national de notre centrale syndicale». M. Andaloussi a précisé que le bureau exécutif avait déployé des efforts, depuis la tenue de la réunion de l'assemblée générale de l'UGTM en août dernier et de la réunion samedi dernier du comité central, pour que la légitimité soit rétablie et pour que soient respectées toutes les recommandations du dernier congrès national de la centrale syndicale.
«Il n'est pas normal que depuis la tenue du dernier congrès, le syndicat dispose de plusieurs bureaux exécutifs au lieu d'un seul», s'indigne ce membre du bureau exécutif. Afilal avait, alors, démenti avoir démissionné de l'UGTM.
Il a précisé : «Je voudrais clarifier la situation et rétablir la vérité en affirmant n'avoir pas démissionné de l'UGTM. Cela signifie que je continue à occuper le poste de secrétaire général de l'Union». Afilal a toutefois précisé que ce qui a été rapporté par la presse concerne son intention de démissionner du comité exécutif du Parti de l'Istiqlal dont il est membre.
L'affaire avait atteint son paroxysme lorsqu'un communiqué, daté du 7 août dernier, avait souligné que " le dénommé Abderrazak Afilal fait fi de toutes les dispositions réglementaires en tentant de vider le bureau exécutif de l'UGTM de ses membres qui ont été élus lors du dernier congrès de l'organisation tenu en 1998 et de les remplacer par des personnes étrangères au militantisme et à la structure même de la centrale ". Le bureau exécutif de l'UGTM avait alors annoncé " la suspension du dénommé Abderrazak Afilal de toutes les fonctions qu'il tenait au sein de l'UGTM.
De ce fait, le bureau exécutif dégage sa responsabilité de tout acte que le concerné pourrait entreprendre et de tout écrit ou parole qu'il pourrait émettre au nom de l'UGTM puisqu'il ne la représente plus". Aujourd'hui, il paraît que cette affaire est close et que le sort d'Afilal est définitivement scellé.
D'autant plus que la tenue du congrès extraordinaire organisationnel n'a pas été perturbée par la présence inopportun des "alliés" de l'ex-secrétaire général. Aucune confrontation directe entre les deux protagonistes n'a été enregistrée.