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Création prochaine de cinq nouveaux musées

12 Avril 2006 À 14:40

Cinq musées seront créés dans un proche avenir à Oujda, a affirmé le wali de la région de l'Oriental, gouverneur de la préfecture d'Oujda-Angad, Mohamed Brahimi, ajoutant qu'un Festival annuel de musique du rai est également prévu dans la région.

Lors d'une rencontre avec la presse à l'occasion d'une manifestation culturelle organisée par l'Association rencontres pour l'éducation et la culture sur le thème «Al-Mawlid Annabaoui dans la région de l'Oriental : notre patrimoine, notre richesse», M. Ibrahimi a indiqué que le premier musée prévu porte sur l'Histoire naturelle de la région et vise à mettre en relief son potentiel dans les domaines des mines, des grottes et de la structure géologique. D'un montant de deux millions de dirhams, ce projet sera bientôt lancé.

Le deuxième musée concerne les arts modernes (plastiques, sculpture) et comprendra un espace pour expositions.

S'agissant du 3e musée, il sera abrité par «l'école Charcot» construite en 1908 et sera le premier musée de l'école marocaine. Cette école sera réhabilitée avec la contribution de bienfaiteurs, qui, pour la plupart, y avaient étudié.
Le 4e musée sera celui de la résistance qui sera créé au siège de l'Etat-major construit par le colonisateur au début de l'occupation d'Oujda et dont les crédits sont réunis.

Le musée national des chemins de fer est le cinquième projet prévu dans la ville d'Oujda. Celui-ci sera créé à la première gare ferroviaire à Hay «Coulouche», qui remonte aux années 1940.

Il est de même question de la création d'un musée des mines dans l'une des villes minières de la province de Jérada (Jérada, Touissit ou Boubker) et d'un musée d'électricité, probablement à l'ancienne station thermique d'Oujda, dont les structures sont encore en bon état.

Outre le lancement des travaux d'achèvement du projet du complexe culturel municipal, bloqué depuis deux décennies, d'autres projets culturels sont envisagés, dont l'aménagement de la Kasbat de Saidia et de «Dar Es-Sâda», ancienne demeure du premier résident général français à Oujda (pour un coût de 1 million de dirhams).

Il s'agit également d'aménager une école à Aïn Béni Mathar, créée au début de l'occupation de la région, en plus de démarches visant la classification de certains monuments en tant que patrimoine national ou universel, tels les ksours de la ville de Figuig.

Une manifestation de musique rai sera organisée au cours de l'année à Oujda, mais le festival proprement dit aura lieu l'année prochaine après achèvement des préparatifs par une agence spécialisée.

M. Brahimi a souligné que des artistes de talents ont exprimé leur disposition à participer à ce festival, qui contribuera à faire connaître la ville sur le plan mondial et sera l'occasion de présenter aussi les chansons bédouines et gharnati de l'Oriental, en plus de conférences culturelles et scientifiques.

Tous ces projets permettront, a dit M. Brahimi, non seulement de refléter le potentiel et la culture de la région et sa promotion, mais de «vendre la région» qui dispose d'importantes potentialités d'autant plus que le volet culturel doit être, de nos jours, dans la même locomotive avec d'autres facteurs de développement global, pourvu que l'animation culturelle soit le fait de la société, d'où la nécessité de la présence populaire dans toute manifestation culturelle.

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