le club formateur
LE MATIN
24 Mai 2006
À 15:22
S'il est un club qui connaît une progression constante, tant au niveau de la compétition que de la formation, c'est bien l'Océanic Club de Casablanca, l'OCC, un club d'entreprise celui de l'ODEP. Situé sur les hauteurs de Sidi Abderrahman, le club est l'un des plus structurés du Royaume et aussi celui qui a formé nombre de jeunes qui se sont lancés dans la compétition nationale et qui se sont particulièrement mis en évidence.
La plupart des jeunes du club sont montés sur la plus haute marche des podiums lors des différents tournois organisés à travers le Royaume. Le cas le plus concret reste celui de la jeune Aboutarik Zineb, une poussinette de 10 ans qui a trusté presque tous les titres. Jugez-en.
Cette année, elle a remporté successivement le tournoi du Royal Tennis Club de Marrakech, celui du Riad, les deux de Fès, TCF et Sporting, les deux de Meknès, TCM et Adam, et les Cheminots. Elle fut finaliste dans quatre autres tournois comme elle remporta tous ses matchs lors du championnat du Maroc des jeunes par équipes. « C'est une joueuse qui a beaucoup de qualités, affirme Hamid Abderrazzak, le responsable technique du club. Dès son âge, nous avons constaté qu'elle avait d'énormes potentialités et qu'elle pouvait s'affirmer au fil des semaines.
Elle a remporté la plupart des tournois et nous voudrions en faire une joueuse modèle. » Effectivement, elle est devenue en l'espace de quelques mois la coqueluche du club. Son père, fonctionnaire de l'entreprise, sait qu'elle a un avenir rayonnant devant elle mais il éprouve quelques difficultés à subvenir à son équipement sportif. On sait que les balles, les raquettes, le cordage, l'équipement sont parfois hors de prix et il aurait souhaité plus de soutien de la part du club. D'ailleurs, Zineb est sollicitée par d'autres équipes mais son père estime que l'OCC est son club d'adoption et que c'est là qu'elle a tout appris, et il ne voudrait en aucun cas opérer un changement brusque dans la vie sportive de sa fille.
Ses partenaires du club sont nombreux et ont les mêmes ambitions qu'elle. Il faut dire que le staff technique de l'OCC a entrepris depuis quelques années une véritable politique de formation qui a donné ses fruits. Les jeunes espoirs du club sont dans plusieurs catégories et font preuve d'ardeur aussi bien lors des entraînements que des compétitions. Othmane Lechheb, Mohamed Semlali, Hicham Idriss, Yassine Faïdi, Mohamed Hirs, Alaa Nadifi, Ismaïl Ziouti, Soufiane Alaoui, chez les garçons, et Fatima-Zahra Saâdaoui, Abir Bendahou, Yasmine Zouak, Zineb Soulami, chez les filles, représentent aujourd'hui la génération montante de l'OCC.
L'infrastructure du club reste un modèle et elle a permis aux encadreurs de mener à bien leurs tâches de formation. Les innombrables courts de tennis ressemblent souvent à une ruche où tous les jeunes se retrouvent pour des échanges. Hamid Abderrazzak supervise cette formation donnée par les encadreurs qui ont prouvé leur capacité, en l'occurrence Abderrahim Abderrazzak, Mustapha Zerzour, Abdelkrim Choufani, Mohamed Benchiguer, Maâti Jemji, et Bouchâïb Arif.
Un groupe solidaire, soutenu par le président Mustapha Sahabi et ses adjoints Khalid Saâdaoui et Abdellatif Faïdi qui restent tous à l'écoute de cette performante école. A l'instar de bon nombre de clubs, l'OCC met sur pied son tournoi annuel, très prisé par les jeunes qui sont nombreux à s'y inscrire.
Dommage que cette année cette manifestation soit annulée. Elle avait pourtant une place de choix dans le calendrier national. En attendant la possibilité d'un tournoi international, l'OCC se contente de former ses jeunes dans la sérénité.