Spécial Elections 2007

Elaouni, pour la promotion des jeunes

Il est prêt à mettre son expérience à la disposition de la FRMBB
>Il a tout fait en basket-ball l'ami Elaouni. Ce résident à Montréal (Canada) est un enseignant au collège André- Laurendeau et entraîneur responsable du programme de basket-ball à

13 Août 2007 À 13:11

Des diplômes et une expérience probante en matière de basket-ball. Jugez-en vous-mêmes: 1974-77 : une licence en éducation physique (Université de Lausanne), 1979-80: diplôme d'entraîneur international, expert en basket-ball (école de sport Mal Colin-Suisse), 2002-04 : licence en éducation physique et santé (Université du Québec) et en 2005-06 : Maîtrise en éduction et santé (Université du Québec).

Abdelouahab Elaouni ne s'est pas privé du savoir, ni de s'intéresser au basket-ball dans toutes ses formes; et surtout au niveau des jeunes. En 1983, le journal «La Suisse» présentait le nouveau coach de l'USY (USY Yverdon -Suisse) comme «un homme qui a fait ses classes avec les Espoirs marocains et a évolué quatre fois en équipe nationale, avant de jouer en France à Sochaux».
Abdelouahab Elaouni est totalement investi dans la formation des jeunes. Il en connaît un rayon sur la balle au panier nationale et étrangère puisqu'il a été à la tête de plusieurs clubs marocains, dont le WAC et le MAS, de l'Université de St-John's à New York, Ville Marie à Montréal, Fémina Berne Cossonay B.BC (Suisse).

Il a participé au championnat d'Afrique, championnat Good Will au Moyen-Orient, championnat arabe en Algérie. Il était également directeur des Sports au camp Nubar NY, entraîneur aux écoles de Montréal (Mont St-Louis, Ecole de la rive nord, collège L'Assomption).
Avec autant de diplômes, Elaouni est un homme qui peut se permettre de donner son avis sur le basket-ball mondial.

En ce qui concerne le basket-ball national, il ne cache pas son étonnement concernant l'intérêt des jeunes pour ce sport, mais regrette cependant que les encadreurs affectés à cette mission manquent de «base académique. Et malgré leur bonne volonté, ils n'arrivent pas à naviguer à la vitesse du basket-ball mondial». La raison de ce retard? Elaouni pense que cela est dû au manque de séances de recyclage. Le passage des encadreurs européens, voire américains, au Maroc n'a pas donné ses fruits uniquement parce que ce sont des bénévoles.

Il faut recourir aux professionnels dont le profil répond aux besoins du basket-ball actuel. «Il faut souligner, affirme-t-il que le basket est une matière à enseigner et pas seulement un jeu. Il faut que les encadreurs aient un minimum de pédagogie spécifique au basket».
En ce qui concerne l'équipe nationale, Abdelouahab Elaouni préfère donner la priorité aux jeunes, car les lacunes sont dus, en fait, au manque de formation adéquate lorsque les joueurs de l'équipe nationale étaient encore jeunes.

Dans cet ordre d'idées, il ne peut cacher sa satisfaction pour les encadreurs marocains dont il connaît la majorité pour les avoir côtoyés.

Mais le résultat n'est pas convaincant et cela est dû à l'absence de communication avec les joueurs. Les entraîneurs ne sont par autorisés à prendre des décisions, sans compter sur les ingérences des membres du comité dans leurs compétences techniques. Viendra-t-il si jamais la Fédération royale marocaine de basket-ball demanderait ses services? «Je me ferais un plaisir et un devoir de servir mon pays bénévolement.

Je suis, certes, de nationalité canadienne, mais contrairement à des étrangers qui viendront prendre part à la formation des cadres marocains bénévolement, sans y mettre du cœur, moi, le Maroc est mon pays et je le servirai de tout mon cœur!», révèle-t-il.

Et d'ajouter: «Je souhaite prendre part au développement du basket-ball marocain et faire en sorte que les jeunes puissent évoluer de façon à devenir les meilleurs du continent, du moins de la région».
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Jeunesse en point de mire

C'est devenu tellement évident que les dirigeants sportifs n'en parlent plus! Le moins insignifiant des dirigeants sait que sans la jeunesse, rien ne pourra faire évoluer les choses.

La pyramide de l'évolution sportive ne peut être renversée. Tous ont compris que l'attention accordée aux équipes premières est renvoyée aux calendes grecques.

Nul ne se soucie outre mesure des catégories seniors.
Les jeunes doivent bénéficier de la part du lion dans l'intérêt, le budget, les moyens et dans la logistique qui gère les clubs et les associations sportifs.

Qu'on se le dise une bonne fois pour toute: assez de démagogie, de courses vers les titres et de népotisme… qui privent des jeunes talentueux d'une chance certaine d'émerger!
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