Les trois mineurs impliqués dans les attentats terroristes de mars et avril 2007 à Casablanca ont été condamnés, lundi, par la Chambre criminelle du 2e degré chargée des mineurs de la Cour d'appel de Salé à des peines allant de 10 à 15 ans d'emprisonnement.
MAP
10 Juin 2008
À 17:22
Un jugement qui confirme la sentence déjà prononcée à leur encontre en première instance, le 10 mars dernier. En effet, Youssef Khoudri a été condamné à une peine de réclusion de 15 ans, alors que Othman Raydi et Abdelhadi Raybi ont écopé d'une peine de 10 ans de prison chacun. Pour mémoire, Casablanca a été le théâtre d'une série d'attentats en mars et avril 2007.
Les trois accusés sont poursuivis pour "constitution d'une bande criminelle dans le but de préparer et commettre des actes terroristes dans le cadre d'un projet collectif visant à porter atteinte à l'ordre public", "participation à la fabrication d'explosifs", "réunions publiques sans autorisation", "exercice d'activités au sein d'une association non autorisée" et " collecte de fonds pour financer des actes terroristes".
L'affaire remonte au 11 mars 2007 lorsque le kamikaze Abdelfattah Raydi s'était donné la mort, en actionnant la ceinture d'explosifs qu'il portait sur lui, dans un cybercafé au quartier Sidi Moumen à Casablanca. Le complice de Raydi, Youssef Khoudri, avait été blessé par la déflagration avant d'être arrêté par la police. Le fils du propriétaire du cybercafé qui avait tenté d'empêcher les deux personnes de consulter des sites Internet faisant l'apologie du terrorisme et deux autres clients qui se trouvaient à l'intérieur du cybercafé avaient été légèrement blessés par l'explosion.
Ayoub Raydi, frère du kamikaze Abdelfettah Raydi, s'était donné lui aussi la mort le 10 avril 2007 au quartier El Farah à Casablanca après la déflagration d'une ceinture d'explosifs dissimulée sous ses vêtements. Adbelfettah Raydi planifiait des attentats contre le port de Casablanca, une caserne des forces auxiliaires au quartier Bournazel (Casablanca) et des postes de police de la ville. ------------------------------------------
Reprise du procès
Le procès de 52 accusés de terrorisme, complices présumés du kamikaze Abdelfettah Raydi qui s'était fait exploser le 11 mars 2007 dans un cybercafé à Casablanca se poursuivra le 17 juin. Ce groupe est constitué d'éléments de la Salafiya El Jihadia, originaires de Casablanca, Mohammedia, El Gara, Salé, Kénitra et Agadir, dont une femme.
Ils sont poursuivis pour «constitution de bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes en relation avec un projet collectif visant à troubler l'ordre public par la peur et la terreur», «fabrication et possession d'explosifs», «agression préméditée contre les ersonnes», «sabotage», «homicide volontaire et guet-apens», «vols qualifiés», «faux et usage de faux», «financement de terrorisme» et «non-dénonciation d'actes terroristes».