Fête du Trône 2006

El Fassi, personnalité politique de 2007

Dans le cadre du sondage lancé par le « Groupe Maroc Soir » sur le site Internet devant désigner l'homme politique, le manager et le sportif de l'année, les voix exprimées en ligne ont porté M. Abbas El Fassi en tête des candidats politiques.

Le classement des 10 premiers hommes politiques selon le résultat du sondage.

30 Janvier 2008 À 19:38

Le Premier ministre a recueilli 1.442 voix, soit un pourcentage de 26,7% sur l'échantillon des internautes ayant participé au sondage. Il est suivi par Habib El Malki, qui recueille 945 voix , soit 17,5% de l'ensemble des votes exprimés et en troisième place par Abdelilah Benkirane, avec 589 voix et 10,9%. Le Premier ministre, Abbas El Fassi vient en tête du sondage, donc des voix prononcées par les internautes et se positionne ainsi aux yeux de ces derniers comme l'homme politique de l'année 2007.

Le sondage est un moyen direct, une autre voie de voter et de s'exprimer. Il a valeur de test et constitue de nos jours un élément déterminant dans cette démocratie participative que tout un chacun réclame un peu partout. En lançant le sondage pour désigner les trois catégories d'hommes de l'année 2007, le Groupe Maroc Soir a voulu sonder les préférences et les penchants des lecteurs et internautes nombreux à consulter chaque jour le site de nos journaux. Il a voulu aussi ouvrir une nouvelle perspective pour le débat multimédia qui s'impose chaque jour au Maroc. L'intimité assurée pour chaque internaute correspond à cet isoloir mythique de l'électeur avec cette différence qu'elle est portée à domicile souvent.

C'est un vote démocratique ensuite, qui a porté à la première place un Premier ministre dont on devrait commencer à prendre au sérieux la popularité réelle. Le leader de l'Istiqlal, chef du gouvernement et d'une coalition gouvernementale regroupant plusieurs formations politiques est en train de creuser son sillon, patiemment, laborieusement et sûrement. Le test que le sondage du «Groupe Maroc Soir» lui apporte, s'il est limité à un échantillon de quelques milliers de votants électroniques, n'en est pas moins significatif à maints égards. Il décrit une tendance avec une certaine précision, un poids que l'écart quasi doublé avec le candidat qui vient en deuxième position démontre clairement. Presque cinq cents voix séparent le premier du second et, osera-t-on dire, au niveau de la toile, c'est un écart qui a sa propre valeur.

En tout état de cause et quelle que soit la dimension technique du procédé retenu pour le vote, grande, large ou petite, des voix en majorité ont porté leur préférence au Premier ministre et à aucune autre personnalité. C'est un signe révélateur, à un moment où les tirs croisés sur sa politique, les choix opérés par le gouvernement qu'il anime, les initiatives qu'il a prises se multiplient et l'exposent à une critique parfois hâtive et injustifiée. Le parti qu'il dirige a pourtant gagné les élections du 7 septembre dernier, Sa Majesté le Roi l'a ensuite choisi et investi dans ses fonctions de Premier ministre, et la Déclaration gouvernementale qu'il a faite devant le Parlement – suivie d'un vote de confiance favorable - lui confère à la fois légitimité et liberté pour mener à bien son programme de gouvernement.

Il est vrai que, contrairement à son prédécesseur, il apparaît à première vue comme un homme de distance, peu enclin à la jovialité. Erreur, en effet. Car, homme des foules, militant de terrain, débatteur au langage politique châtié, il n'en reste pas moins un personnage d'une grande chaleur et de communication. Le profil politique au long cours, sur les estrades du parti de l'Istiqlal, dans la diplomatie en qualité d'ambassadeur pendant de longues années, ensuite dans les rangs des anciennes majorités comme ministre de l'Emploi , ministre d'Etat enfin, n'ont jamais altéré une disposition psychologique chez lui du devoir, de l'entêtement même pour une cause et une seule : être du mouvement, porter le parti aux cimes du pouvoir, mettre en œuvre le programme de réformes, renforcer aussi une certaine vision du Maroc, d'un Maroc que l'ouverture interpelle, mais que la tradition guette à tout moment.

Le Premier ministre peut en effet à bon droit se prévaloir de convaincre par son action et son volontarisme : le sondage du «Groupe Maroc Soir», pour prospectif qu'il soit, le conforte dans cette idée, mais nous fournit la preuve d'une popularité montante qui n'est pas seulement liée, de toute évidence, à l'état de grâce…
Copyright Groupe le Matin © 2026