Le mouvement associatif a pris au cours des dernières décennies valeur de phénomène universel. Nées à l'origine dans le cercle étroit de l'action culturelle, charitable, sportive et de jeunesse…les associations s'étendent de nos jours à une sphère illimitée de secteurs.
LE MATIN
04 Janvier 2009
À 12:32
A vocation locale, régionale ou nationale, elles prennent place dans l'ordre universel et international. Leur champ d'action n'a désormais pour seule frontière que l'imagination de l'homme. Le Maroc n'échappe pas à ce mouvement aux allures universelles d'où ce pan entier d'ONG qui nait et se développe dans la société. En effet, à l'instar des autres pays, le Maroc fait son entrée dans la sphère sociale et dans les domaines de la réalisation collective et de la gestion efficiente. Les pouvoirs publics eux-mêmes, par le biais du ministère des Affaires économiques et générales ont pris conscience de la nécessité de mettre à profit le potentiel de mobilisation sociale des espaces associatifs et de promouvoir la démarche participative pour la résolution des problèmes auxquels doivent faire face les territoires sensibles(chômage, précarité, insécurité…) et d'aider les pouvoirs publics à mieux maîtriser les problèmes en commun, d'où la création d'un réseau national de l'économie sociale qui représente une première structure de réseau associatif qui met en place des mécanismes d'échanges actifs et pérennes basés sur le volontariat et l'engagement déontologique. Un espace associatif cohérent qui consiste à faire appel aux différentes compétences de la diaspora marocaine pour accomplir sur place et à distance des actions en appui dans le cadre des programmes de développement de leur pays d'origine.
La problématique de cette nouvelle structure de réseautage ciblée à l'économie sociale a été au centre des débats, samedi dernier, au siège de la wilaya, lors d'une journée d'étude présidée par Mohammed Dardouri, wali de la région Tadla-Azilal et gouverneur de la province de Béni Mellal, en présence du secrétaire général de la wilaya et du directeur de l'économie sociale au ministère des Affaires économiques et générales et d'un parterre de professeurs universitaires, d'ONG… Cette rencontre procède, rappelons- le, de la volonté d'impliquer pleinement les associations à la réussite de projets sociétaux. Elle était aussi une occasion pour le wali de la région de présenter un aperçu succinct sur la situation sociale et économique qui prévaut dans la région, particulièrement dans des secteurs sensibles, tels l'éducation et la formation, la santé…qui, dit-il, a vu le matelas financier destiné à l'investissement social dans les trois secteurs passer de 50 MDH à 150 MDH, avant d'aborder le rôle de la société civile en tant que vecteur de développement, l'essence même de l'esprit et de la philosophie de l'INDH incarnée par S.M. le Roi.
Le directeur de l'économie sociale, a par contre axé sa brève intervention sur la définition de l'économie sociale, ses principes, ses potentialités et ses atouts, après avoir remercié le wali de la région d'avoir mis en œuvre tout les moyens pour assurer le succès escompté de cette journée d'étude. Histoire d'ailleurs de montrer que notre région que nous aimons tous n'a rien à envier au reste du pays. Les deux grandes manifestations organisées au cours de cette semaine sur son sol (le festival citoyen de la région Tadla-Azilal et la journée d'étude sur l'économie sociale) s'inscrit pleinement dans cette dynamique culturelle, économique et sociale dont les événements ont connu un succès certain et fait de la région un lieu de rencontres et de dialogue. Signalons enfin qu'à l'issue de ces deux plénières, d'importants exposés ont été donnés et des ateliers organisés par des professeurs universitaires, pour s'achever par la lecture, de part et d'autre, d'importantes recommandations dont nous aurons l'occasion d'y revenir avec tous les détails. ------------------------------------------------------------
3e cycle «Création d'entreprises »
Personne ne peut nier aujourd'hui les changements de la réforme de l'université, aussi bien sur le plan de la formation qu'au niveau de la recherche scientifique avec l'introduction du nouveau système ''LMD'' et de nouvelles filières très prisées par les jeunes étudiants puisqu'elles leurs offrent l'opportunité d'une formation de base à la fois scientifique et technique, suivie d'une autre spécialisée et adaptée aux besoins réels du marché de l'emploi. Afin de concrétiser ses ambitions, la FST-BM a mis à la disposition de ses étudiants un cycle de formation portant sur la «Création d'entreprises», dont ont bénéficié 75 étudiants pour une première édition. Dans ce contexte, l'appui à la création de petites entreprises par nos jeunes diplômés se présente comme un choix stratégique pour densifier le tissu économique et garantir leur insertion dans la vie active.
Le cycle de formation sur la «Création d'entreprises», mis en place en mars 2007, a constitué une phase de transition importante dans le cursus universitaire de la Faculté des sciences et des techniques de Béni Mellal et de ses étudiants, pour avoir programmé trois cycles de cette formation au cours de l'année universitaire 2008-2009 pour en faire bénéficier 135 nouveaux étudiants. Un premier groupe de 45 étudiants a commencé cette formation à partir du 19 novembre 2008. Certains étudiants qui ont déjà bénéficié de ce cycle ont concrétisé leurs idées en des projets réels. Cette formation d'appui pour les jeunes étudiants, parallèle à leurs études académiques, toutes spécialités confondues, a donc permis de faire émerger des idées de projets innovantes rentables pour la région de Tadla Azilal.