Spécial Elections 2007

Un arbitrage scandaleux lèse le Wydad de Casablanca

Nul n'oubliera cette finale de la Champions League arabe entre l'Espérance de Tunis et le Wydad de Casablanca. Les joueurs du WAC, et également le public, et garderont un bien mauvais souvenir de ce déplacement.

22 Mai 2009 À 16:29

wDu côté public, les traces de pareille rencontre resteront indélébiles tant les supporters des Rouges furent molestés et tabassés jusqu'au sang. Car les forces de l'ordre tunisiennes n'ont pas hésité, à défaut de matraques, d'utiliser leurs casques pour faire très mal. Pire encore ! ces mêmes forces de l'ordre (ou de désordre) sont allées jusqu'à vouloir entrer par effraction dans les loges réservées à des personnalités marocaines. Ces dernières se sont barricadées pour empêcher des polices en rogne de venir les «casser». Supporters, journalistes, comité et joueurs ont été outrés, mortifiés, meurtris jusque dans leurs âmes pour avoir été l'objet d'une véritable humiliation de la part de ceux qui sont censés faire régner l'ordre et protéger, comme le veut l'hospitalité arabe, l'hôte.

Et dire que le club de l'Espérance de Tunis et ses supporters ont été accueillis et ramenés chez eux avec tout le respect souhaité.Maintenant c'est chose confirmée chez les clubs marocains qui veulent jouer en Tunisie. Il faut faire une croix sur les victoires. Non que le football tunisien est meilleur que le nôtre, mais que nos amis tunisiens excellent dans l'art de narguer leurs adversaires, de mettre leurs nerfs à fleur de peau, d'établir des stratégies qui manquant d'objectivité et de fair-play. La vieille note de la «bête noire» est à jamais révolue grâce au WAC et à Zaki.

Il faut également reconnaître que le club de l'EST ne s'attendait pas à un pareil scénario. Il pensait n'en faire des Casablancais qu'une bouchée. Mais le Wydad de l'aller s'est métamorphosé et a failli prendre le dessus sur un EST qui n'est pas vraiment un foudre de guerre. Un Tarajji qui était très loin de la prestation de l'autre club tunisien le Sfax. Infiniment meilleur. Car les Espérantistes, comme on appelle les fans de l'Espérance, ont déjà raté un penalty. Lamyaghri, meilleur homme du Wydad, a dévié le ballon sur la tranversale avant de l'attraper en deux temps. Mais le Wydad a carrément changé de visage lors de la seconde période. L'entrée du très remuant Talhaoui a donné beaucoup de tonus à tout le groupe. Ce changement a carrément médusé des Tunisiens déstabilisés. La vivacité de Talhaoui fut à l'origine d'un penalty que Hafid Abdessamad exécuta avec beaucoup de précision. Menés au score, joueurs, ramasseurs de balles, dirigeants, coach et force de l'ordre se sont comportés comme s'ils avaient affaire à un ennemi juré et non pas à un adversaire sportif venu jouer pour le plaisir de donner une belle image de la fraternité arabe.

Les moments les plus importants de la rencontre ont été entamés dès la 11e minute lorsque Henri Bienvenu a semé le désarroi dans la défense wydadie. L'Espérance de Tunis tenait à en finir avec le WAC dans les 20 premières minutes. Il a obtenu ce qu'il voulait lorsque Menkari oublia les consignes de prudence (14e) et fit tomber le poison Enermo dans la surface de réparation : c'était le penalty. Lemyaghri l'a arrêté. Cela a remonté le moral des joueurs. Talhaoui, rentré en seconde période, a donné le vertige aux Tunisiens. Il fut récompensé pour ses efforts par un penalty, marqué par Hafid Abdessamad. la 28e minute a connu l'expulsion de Bidodane. La décision de l'arbitre emirati dépassé par les évènements, sera accueilli par de vives protestations du clan du WAC. Souvenez-vous bien du nom de celui qui a carrément poussé le Wydad au bord de l'hystérie. Il s'appelle Ali Hamad Al Badaoui. Il a fait un véritable festival d'erreurs, de partialité et de mauvaise foi. On se demande qui a eu l'idée de désigner cet arbitre sans personnalité pour officier une finale de cette envergure.

A la 40e minute, l'arbitre a accordé de nouveau un "péno" aux Tunisiens et a expulsé peu de temps après Fawzi Brazi et Khalid Korbi. Le Wydad était dans une colère telle que le président du WAC, Abdelilah Akram, habituellement très courtois et flegmatique, demanda à ses joueurs de boycotter la parodie de cérémonie de remise de médailles.Beaucoup de dirigeants casablancais n'ont pas cessé de crier haut et fort que si cette Champions League arabe continue sur cette voie, ils demanderont au Wydad de s'abstenir de participer à une compétition rongée de plus en plus par des intérêts personnels loin de toute action sportive.
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Une véritable mascarade

Ce que l'on a vu dans cette finale est honteux. Le football reste, avant et après tout, un sport et non une guerre. Ce que certaines fédérations nationales, pour une raison que seul Dieu connaît, en font un rempli pour masquer le manque grandissant de popularité, la colère sourde qui peut exploser à tout moment, les fins politiques dont les perspectives font plutôt honte… Bref, il y a de tout sauf la défense des nobles valeurs que prône le sport.
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