Fête du Trône 2006

Le PAM dame le pion à l'UC

Le fief des doustouris (Union Constitutionnelle) tombe entre les mains des conseillers du Parti Authenticité et Modernité (PAM). En effet, c'est une femme, qui s'est présentée au nom du PAM, qui a détrôné Omar Jazouli à la tête de la mairie de Marrakech.

29 Juin 2009 À 17:41

Ainsi, c'est l'avocate, Fatima Zahra Mansouri, qui est, désormais, la maire de la ville ocre. Elle a obtenu 54 voix face à son rival, Omar Jazouli, qui a obtenu 35 voix ( 2 bulletins nuls). La majorité qui a empêché Omar Jazouli de rempiler a été constituée du PAM, du parti de l'Istiqlal, du Rassemblement National des Indépendants (RNI), du Parti de la Justice et du Développement (PJD) et du Front des Forces Démocratiques (FFD). L'UC, qui a dirigé pendant deux mandats la ville de Marrakech, vire vers l'opposition à côté du Mouvement Populaire.

Sa seule consolation, c'est qu'elle est arrivée à remporter la présidence d'un arrondissement à Marrakech, celui de Sidi Youssef Benali (le MP a eu celui de Marrakech Médina). Fort de ses alliances, le PAM a remporté la présidence de trois arrondissements : Marrakech Gueliz, Marrakech Menara et Marrakech Nakhil. Ce sont deux autres femmes qui ont été placées à la tête des arrondissements de Marrakech Nakhil et de Marrakech Gueliz. Milouda Hazib dans le premier et Zakia Lamrini dans le second.
Encore jeune, 33 ans, Fatima Zahra Mansouri a encore de l'énergie. Elle en aura sûrement besoin pour pouvoir mener à bien les différents chantiers qui l'attendent dans cette ville.

Une mairie en instance

Les élections communales du 12 juin à Meknès ont été sous les projecteurs de pas mal d'observateurs, nationaux et étrangers. Car, cette ville avait fait l'actualité, quelques mois avant les élections après l'éjection du maire appartenant au Parti de la Justice et du Développement (PJD) suite à un rapport de la cour des comptes. Les résultats du 12 juin ont mis en compétition, pour la mairie de cette ville impériale, une coalition dirigée par le candidat du Parti Authenticité et Modernité (PAM), Ahmed Hilal, appuyé par le RNI et l'UC. Il a obtenu 43 voix contre 22 pour son concurrent, Abdallah Bouano du PJD. Toutefois, juste après son élection, le PAM a publié un communiqué qui a bouleversé la donne.

Le PAM a annoncé l'exclusion d'Ahmed Hilal de ses rangs « pour avoir failli aux consignes du parti sur l'élection du conseil municipal de Meknès ». Le PAM s'était mis d'accord avec ses alliés de présenter Mohamed Bourhim, du parti Renouveau et Equité à la présidence du conseil de la ville de Meknès. Mais A. Hilal n'a pas suivi ces consignes. Un autre rebondissement dans cette ville, c'est une action en justice, devant le tribunal administratif, contre le nouveau maire demandant sa destitution. Le PJD qui a intenté cette action met en avant le fait que le maire a un antécédent judiciaire. Le tribunal administratif devait se prononcer hier sur cette affaire.

Le PI à l'aise à Laâyoune

A Laâyoune, où l'USFP avait été représenté par l'ancien président Hassan Derhem, connaît du changement. En fait, l'heure est à l'alternance. C'est l'istiqlalien Hamdi Ould Rachid, qui a remporté, haut la main, la présidence de la commune urbaine de Laayoune. Le parti de l'Istiqlal s'est assuré, dans cette partie des provinces du Sud, une majorité confortable. Il a pu obtenir 23 sièges. Le parti dont il craignait la rivalité et qui avait la présidence auparavant, l'USFP, n'a pu décrocher aucun siège.

Par ailleurs, deux partis se rangent dans l'opposition. Il s'agit du parti de l'épi, le Mouvement Populaire (MP) et le parti du cheval, l'Union Constitutionnelle (UC). Le MP a pu avoir 14 sièges et l'UC 6 sièges. Ainsi, dans une situation aussi commode, le bureau de la commune urbaine de Laâyoune a été entièrement composé de conseillers appartenant à l'Istiqlal. Surtout après que les conseillers de l'opposition aient contesté le déroulement de l'opération du vote des membres du bureau. Ils se sont retirés immédiatement après le début de l'opération de vote en protestation contre l'usage de bulletins de vote en couleur. Or, même avec leurs voix réunies (20 sièges) ils n'auraient rien pu faire face aux 23 voix dont dispose l'Istiqlal au conseil.
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