Spécial Marche verte

Un prix pour les journalistes écolos

Le Prix de la presse environnementale pour l'année 2008 a été décerné jeudi dernier à deux journalistes de la presse écrite, lors d'une cérémonie officielle, organisée au secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement. Parmi les lauréats, Rachid Tarik, un de nos collègues du journal Le Matin et Abdelmajid Bouchnafa, fondateur et directeur de publication d'un journal régional de Meknès, Al Biaa.

19 Octobre 2009 À 16:01

Rachid Tarik, fondu d'écologie et de développement durable est en charge de la rubrique Environnement dans les pages du Matin. Tout aussi conscient des enjeux auxquels devra faire face le Maroc, Abdelmajid Bouchnafa a, pour sa part, créé depuis 7 ans un journal dédié totalement à l'environnement pour la région Meknès-Tafilalet. Ce Prix de la presse pour l'environnement vient donc récompenser la grande implication et le professionnalisme de ces journalistes non seulement sur le thème de l'année «Programmes nationaux de déchets solides et de l'assainissement liquide», mais aussi sur des questions cruciales de réchauffement climatique, de catastrophes naturelles, de pollution, de déforestation... qui affectent aussi bien le Maroc que tous les autres pays du monde et constituent les défis majeurs des décennies à venir. Initié depuis 2002 dans le cadre de la coopération maroco-allemande, en particulier avec la GTZ, (Agence allemande de coopération technique) ce Prix du journalisme s'inscrit plus que jamais dans la politique gouvernementale pour la protection de l'environnement, notamment à la faveur de la charte nationale lancée par S.M. le Roi Mohammed VI en juillet 2009.

C'est ce que n'a pas manqué de rappeler le secrétaire d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement à l'occasion de cette cérémonie. «La 5e édition de ce Prix du journalisme de la coopération maroco-allemande, a-t-il déclaré, se tient dans un contexte national marqué par la dynamique de notre pays lequel a érigé la protection de l'environnement et le développement durable en priorité nationale», précisant par ailleurs que cette volonté politique avait été largement consolidée par l'appel de Sa Majesté le Roi le 30 juillet 2009, pour l'élaboration d'une Charte nationale globale de l'environnement. Depuis lors, le gouvernement n'a eu de cesse de développer le cadre juridique et institutionnel en vue d'intégrer la dimension environnementale dans les stratégies politiques, économiques et sociales et les pratiques des différents acteurs de la nation.

Ce Prix intervient donc dans le cadre de cette politique nationale d'éducation et de sensibilisation aux questions fondamentales de l'environnement. Par cette distinction, les instances marocaines et le gouvernement allemand manifestent leur volonté d'encourager la participation active des médias à la protection de l'environnement tout en contribuant à renforcer la professionnalisation de la presse dans ce domaine. «L'Allemagne, leader dans les questions d'écologies, entend mettre ses expériences et ses techniques comparatives au service du Maroc, a souligné l'ambassadeur d'Allemagne, Ulf-Dieter Klemme. C'est pourquoi, a-t-il ajouté, nous savons combien est déterminant le rôle des médias dans cette lutte et dans la prise de conscience collective des défis environnementaux que connaît le monde».

A cet égard, la presse marocaine se doit d'être «intelligente », «vive», « critique» et définitivement rompue aux questions environnementales dans le but d'informer dûment les citoyens et d'éveiller une prise de conscience générale.
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Ecologiquement vôtre…

Traiter des questions de l'environnement n'a jamais été un luxe, mais une nécessité. Non seulement parce qu'il s'agirait d'un effet de mode, mais parce qu'il est impératif de ressasser des vérités qui fâchent, au lieu d'attendre la catastrophe. Au Matin, la prise de conscience a toujours été présente. Et le souci d'alimenter le débat aussi. Raison pour laquelle,
Le Matin a pris sur lui d'assurer ce que l'on peut considérer comme une veille permanente des questions qui touchent l'environnement, de manière générale, et le développement durable dans son acception particulière. Or, cette préoccupation s'est traduite, justement, à travers le fait de consacrer une page hebdomadaire aux questions de l'environnement. Une page où il ne s'agit pas uniquement d'applaudir à tout rompre, ni encore de faire dans l'alarmisme à tout va. Autrement, notre approche a toujours été de doser le constat à la possibilité d'éviter le pire. D'ailleurs, les réactions que nous ne cessons d'avoir de nos lecteurs nous réconfortent, au même titre qu'elles nous invitent à faire plus et mieux, en gardant, bien entendu, constant notre engagement en faveur de la question écologique.
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