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Cycle de Musique de chambre : Allegro ma non troppo

Deux violons, 1 viole et 1 violoncelle sont les instruments qui constituent le Quatuor Assai, s'étant produit, jeudi dernier, à la Salle des Conférences de l'Institut Cervantès de Rabat devant un public de mélomanes, venu spécialement pour déguster le jeu exceptionnel de ces musiciens virtuoses.

01 Février 2009 À 12:11

Il s'agit de Reynaldo Maceo (premier violon), Gladys Silot (deuxième violon), José Martinez (viole) et Joaquin Ruiz (violoncelle). Une prestation qui inaugure la session 2009 du « Cycle de Musique de Chambre : Allegro ma non troppo », initié par l'Institut Cervantès de Rabat, dont l'objectif primordial est d'offrir gratuitement au public de la capitale un vaste répertoire de musique classique, romantique et contemporaine.Une assistance très raffinée a répondu avec plaisir à l'invitation de ce concert. Elle fut rehaussée, ce soir-là, par la présence de l'Ambassadeur de l'Espagne Don Luis Planas, du ministre Conseiller, Alfonso Portabales, du directeur de l'Institut Cervantès, Federico Arbos, et du Conseiller de la Culture de l'Ambassade de l'Espagne, Guillermo Escrivano.Tout un beau monde qui n'a pas regretté son déplacement pour cette belle prestation. En effet, le choix du Quatuor Assai, pour cette inauguration, n'est pas fortuit, puisque cette formation de qualité représente l'exemple parfait d'une musique épurée et très sollicitée par les vrais connaisseurs ou passionnés qui savent l'apprécier.

« Je crois que, malheureusement, dans ces derniers temps, cette musique a perdu un peu de sa popularité. Mais, il faut reconnaître qu'elle est historiquement comme un art conçu pour un public minoritaire. Donc, le fait de la propager a toujours été une lutte continue pour les musiciens, car elle n'a pas la réputation de la musique symphonique. Ceci est dû au fait qu'elle n'est pas très diffusée par les médias audiovisuels comme la radio ou la TV. Actuellement, tu trouves, par exemple, 10 chaînes de musique Pop, entre autres genres musicaux, et une seule qui s'intéresse à la musique de chambre, dans des heures d'écoute très faible (entre 7 et 8 H du matin ou dans un horaire semblable qui n'aide pas à sa diffusion). Par contre, il y a des pays de l'Est de l'Europe où la musique de chambre est enseignée dans les écoles perpétuant, ainsi, cette grande tradition qui donne de meilleurs résultats que dans d'autres pays du monde. Par conséquent, l'éducation musicale et la diffusion sont les seuls moyens pour sa transmission et son rapprochement du peuple», souligne Reynaldo Maceo premier violon du quatuor qui nous a subjugué par son jeu de qualité et sa performance sans égale.

Effectivement, on a eu droit, pendant cette soirée, à de la bonne musique à travers des airs immortels et des doigts d'or qui les ont fait sortir de leur instrument, nous entraînant dans un monde de détente et de rêve très rare. Telles sont les vertus de cette musique de chambre et ses capacités ensorcelantes sur ceux qui savent l'évaluer à sa juste valeur, surtout quand elle est interprétée par des professionnels du calibre de Reynaldo Maceo (premier violon), Gladys Silot (deuxième violon), José Martínez, (viole) et Joaquin Ruiz (violoncelle), dont la trajectoire internationale les a portés dans des auditoriums prestigieux, notamment le conservatoire P.I. Tchaikovsky de Moscou, le Royal Conservatoire de Madrid et l'Institut Supérieur de Musique de La Havane. Leur parcours initiatique a été marqué par des enseignants aussi importants que Dimitri Shebalin ou S. Petchugin, ainsi que M. Rostropovich et J. Starker.

Ce qui les a rehaussés à un rang très respectable digne des musiciens virtuoses, car ils se sont faits remarqués non seulement par leur haut niveau expressif, mais aussi par leur technique épurée, capable de capter les plus fins des publics. Au cours de cette soirée le Quatuor Assai nous a fait voyager à travers des pièces très réputées, telles «La Oracion del Torero » de Joaquin Turina, à la «Suite de Don Quijote » du compositeur baroque allemand Georg Philipp Telemann, puis le tango du catalan Isaac Albéniz, ainsi que des œuvres de Piazzola et Puccini, pour terminer avec la pièce Adios Nonino (non programmée) pour remercier le publics de ses vifs applaudissements.
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Plusieurs cordes à son arc

En dehors de ses tournées dans le monde et l'enregistrement de ses meilleures œuvres, le quatuor Assai tient à faire passer ses connaissances à d'autres générations plus jeunes, en formant de nouveaux instrumentistes dans des académies et des conservatoires, comme le Conservatoire supérieur de San Lorenzo de l'Escorial. Très connus du public espagnol, vu le nombre de concerts dans tout le territoire, notamment à l'Auditoire national de Madrid, Auditoire du Musée Guggenheim de Bilbao, le Théâtre principal de Valence ou l'Auditoire Conde Duque de Madrid, les musiciens du quatuor se produisent constamment lors de tournées internationales. Plusieurs pays ont, ainsi, eu le privilège de les recevoir comme, entre autres, le Brésil, le Portugal, la Colombie et le Maroc.
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