Salon international de l'agriculture de Meknès

Adoption du projet de loi

Ce texte de loi prévoit des mécanismes de régulation de la production et de la commercialisation de ces énergies.

08 Janvier 2010 À 16:09

Pour la mise en œuvre du volet des énergies renouvelables de la nouvelle stratégie énergétique nationale, l'arsenal juridique se met progressivement en place. La dernière étape franchie à ce sujet est l'adoption jeudi dernier par la Commission des secteurs productifs à la chambre des Représentants du projet de loi sur les énergies renouvelables. Ce nouveau texte de loi, qui comprend 44 articles, prévoit des mécanismes de régulation de la production et de la commercialisation des énergies renouvelables et propose un cadre juridique qui ouvre de nouvelles perspectives devant la création et l'exploitation de structures de production d'électricité à partir de sources d'énergies renouvelables. Pour commencer par le commencement, ce texte définit les ressources énergétiques renouvelables comme toute source d'énergie qui se renouvelle naturellement ou par intervention humaine, à l'exception des ressources hydriques dont la capacité dépasse 12 MW.

La commission devait poursuivre hier vendredi l'examen des amendements à introduire au projet de loi relatif à l'Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, et la création de l'Agence marocaine de l'énergie solaire. Par ailleurs, il est à noter que le Maroc a fait des énergies renouvelables un des axes majeurs de sa politique énergétique car, de par leurs atouts écologiques et économiques indéniables et leur contribution au développement durable d'une manière générale, elles permettront au Pays d'atténuer sa dépendance énergétique. La stratégie nationale dans ce domaine s'articule, entre autres, sur la pérennisation des ressources énergétiques à travers la diversification des sources d'énergie, le développement des énergies renouvelables et la protection de l'environnement en adoptant des techniques énergétiques propres. Le Royaume dispose d'importantes sources d'énergie renouvelable (éolienne, solaire, biomasse-énergie, hydraulique) qui contribuent aujourd'hui à hauteur de 4 % au bilan énergétique national (hors biomasse) et 10 % à la production d'électricité.

Quoique ces énergies inépuisables ne puissent se substituer aux énergies fossiles dont la part restera prépondérante pour plusieurs décennies encore, toutefois le Maroc est déterminé à encourager ces énergies dans le cadre d'un Plan national des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique dans l'objectif de porter la part de ces énergies à 10 % dans le bilan énergétique et à 20 % dans la production d'électricité à l'horizon 2012. Il est à rappeler à ce sujet que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a lancé au début du mois de novembre dernier le projet marocain de l'énergie solaire, d'un coût d'investissement estimé à 9 milliards de dollars. Ce projet vise la mise en place en 2020 d'une capacité de 2.000 mégawatts. Celle-ci représente 38% de la puissance installée à fin 2008 et 14% de la puissance électrique à l'horizon 2020. Pour ce faire, cinq sites ont été identifiés pour le lancement de ce projet. Il s'agit des sites de Ouarzazate, Aïn Béni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah. Ce projet permettra d'assurer une capacité de production annuelle de 4.500 GW, soit 18% de la production nationale actuelle. Il sera achevé vers la fin de l'année 2019 et la date de mise en service de la première centrale a été fixée à 2015. A terme, il permettra annuellement d'économiser en combustibles 1 million de tonnes équivalent pétrole (TEP) et d'éviter l'émission de 3,7 millions de tonnes de CO2.
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Financement assuré

Les efforts du Maroc pour assurer une croissance à faible teneur en carbone gagnent en reconnaissance. En fait, le Royaume est l'un des premiers pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) à bénéficier du Fonds pour les technologies propres (FTP), l'un des deux fonds d'investissements climatiques créés par la Banque Mondiale. Ainsi, ce fonds réserve au Maroc une bonne part des 750 millions de dollars qu'il compte investir dans l'énergie solaire concentrée dans cette région.
Ce financement qui a été approuvé récemment vise à accélérer le déploiement de l'énergie solaire concentrée, une initiative qui s'inscrit dans le cadre d'un plan d'investissement qui mobilisera encore 4,85 milliards de dollars supplémentaires, dont l'objectif final est de contribuer aux efforts d'atténuation du changement climatique.
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