L'humain au centre de l'action future

Sakadoya ou le groupe de la rébellion

21 Janvier 2010 À 15:54

C'est en 2005 que Sakadoya naquit de la réunion de deux amis de Settat partageant la même passion musicale Khalid – Chant et Hicham – Batterie et avec un premier line up qui ne résistera pas longtemps…
Le groupe retrouve une stabilité en 2007 suite à l'arrivée de Simo (Guitare rythmique), Reda (Guitare solo) et Mehdi (Basse) et décide de se lancer dans une nouvelle aventure en s'imposant de nouvelles perspectives. Partant du Death, passant par le Thrash et même le Heavy-Blues, leur chemin musical prend une autre direction totalement différente, un changement radical dans les mélodies et les rythmes dû aux influences diversifiées et riches des nouveaux membres, permettant d'ajouter un nouveau son à Sakadoya, une pulsion brutale et agressive avec un arôme délicat.

En février 2008, Sakadoya reçoit une invitation pour une scène à Sidi-Kacem pour la 2e édition de SidiRock festival, une chance pour performer et présenter leurs nouvelles compositions dans une scène nationale. Un succès inattendu lors de ce festival bouleverse leur destinée et les incite à viser les deux grandes festivités de la musique alternative au Maroc. Avec seulement quatre compositions, les Sakadoya se retrouvent présélectionnés dans les deux plus grandes compétitions nationales en même temps « Génération-Mawazine» et « le Tremplin du Boulevard des jeunes musiciens». Dès lors, la page d'un nouveau chapitre s'amorce.

Le 29 avril 2008, le groupe se présente pour le premier tour de Génération-Mawazine, et depuis ne cesse de progresser par des pas stables le long des différentes étapes de cette compétition durant tout un mois jusqu'en finale et remporte le premier prix catégorie Rock/Metal. Trois semaines après Sakadoya participe au Tremplin du B.J.M en partageant la scène avec neuf autres groupes et réussit à remporter le premier prix catégorie Rock/Metal. Le 21 juin, le groupe a été invité à jouer au grand festival l'Boulevard à côté de groupes tels qu'Exploited et Psychup, suivi de plusieurs invitations aux différents coins du pays. Une année qui semblait riche pour les Sakadoya, mais pas tant que ça. Alors qu'ils se préparaient pour d'autres festivités, le groupe est appelé à s'apprêter pour sa rentrée en studio pour son premier album, chose qui semblait un grand défi encore plus pour toute la scène Rock/Metal marocaine que pour le groupe.

Une nouvelle étape à franchir, le groupe est amené à terminer la composition de son album dans un délai de trois mois puisque la date de l'enregistrement a été déjà fixée avec le producteur Stephan Lucacic. Février 2009, moment tant attendu, le groupe passera un mois d'enregistrement au studio (P.L.O, Casablanca) et durant toute cette période il devait faire face à deux contraintes concernant la qualité de production, à savoir conserver le son lourd et brutal du Metalcore en gardant les anciennes influences old school du Death. Le travail est continu et donne naissance à huit morceaux appartenant à un album varié «Back to The Age of Slaves».
Back to the age of slaves est un voyage sur un axe de temps faisant la transposition de ce que l'humanité a déjà vécu comme soumission, exploitation, colonialisme, obéissance, servitude, vassalité, et subordination sur notre monde «Moderne». On se croit perdu dans de nouveaux concepts, de nouvelles théories, de nouvelles habitudes.

Un album prometteur et riche en fluctuations !

"Back to the age of slaves” remet en question le nouveau mode de vie «moderne» en se focalisant sur le travail (la nouvelle conception d'un salarié) et la consommation (le nouveau modèle du consommateur)… commençant par Get back et victims history pour introduire une image descriptive sur le lieu et le temps, suivis de Dismal moments, crime without punishment et No more submisson qui proposent une comparaison et une analyse de la situation donnée avec un aspect rebelle et révolutionnaire.

Après vient Let us pray, un grand discours «Nord-Sud » suivi de Resistance victory une explosion après une exploitation et pour finir, Back to the age of slaves qui porte le nom de l'album et met en scène une histoire cohérente variée dans son atmosphère musicale et riche en son texte.
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