L'humain au centre de l'action future

Adil Fadili représente le Maroc à Clermont-Ferrand

La grand-messe du court-métrage, qui se poursuivra jusqu'au 12 février, programme 400 films dont près de la moitié en compétition.

04 Février 2011 À 16:40

Hier, les férus du cinéma avaient rendez-vous avec la 33e édition du Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand. Au menu de cette grand-messe du cinéma, 80 films de soixantaine pays programmés dans la compétition internationale, 40 films de plus de 20 nationalités, dans la section « Labo » qui fête cette année son 10e anniversaire et 63 films dans la compétition nationale.
Devenu depuis une trentaine d'années un lieu privilégié de pèlerinage pour les cinéastes du monde entier, le Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand accueille chaque année des centaines de films qui reflètent les visions et les expériences des divers cinémas du monde. Cette année, le comité de sélection du festival a reçu la bagatelle de 6 753 films (contre 6524 en 2010 et 6124 en 2009) dont plus de 400 courts-métrages sont programmés. Parmi ces courts-métrages en lice pour la compétition internationale figure le film « Courte vie » du jeune réalisateur marocain Adil Fadili qui représente le Maroc cette année. Son film fraichement récompensé au Festival national du film de Tanger, également sacré au Festival du court-métrage méditerranéen de de cette ville, revient sur le destin d'un enfant marqué par le seau de la malchance et de la malédiction. L'existence de cet énergumène qui démarre avec un malheur, la mort de sa maman en le mettant au monde, sera une suite d'événements tragiques. D'une qualité artistique et technique indéniable, le court-métrage a été sélectionné haut la main pour figurer parmi les films en compétition internationale du Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand.

Encore une fois, ce prestigieux festival promet un voyage à travers le monde, ou les mondes, serait-on tenté de dire, de la création et de l'imaginaire. Tous les genres et tous les cinémas y ont droit de cité. Promouvoir la création quelle que soit son origine est donc le mot d'ordre de ce festival. Pour ce faire, plusieurs sections y sont programmées, à côté des compétitions nationale et internationale. Aussi le public cinéphile de Clermont aura l'occasion de savourer les productions de pays dont les films ne sont pas très commercialisés et ne parviennent pas forcément aux écrans. Exemple de ces cinémas celui de la Nouvelle-Zélande qui sera présent en force, avec 48 films, réalisés entre 1969 et 2010.

Les courts- métrages africains francophones récents auront également une place de choix dans le programme de cette année. A travers la section «Regards d'Afrique», le festival défend, depuis 22 ans, des cinématographies africaines si souvent dynamiques mais aussi si souvent occultées. En avant dans la géographie de l'Afrique, le festival dépasse le cadre habituel de l'Afrique subsaharienne francophone pour toucher l'océan indien à la découverte d'une cinématographie naissante, celle de lIîle Maurice. Au menu: cinq films, accompagnés de deux films de l'Ile de la Réunion. Les deux autres programmes, avec sept courts-métrages, documentaires et fictions, emmèneront les spectateurs du Burkina Faso, au Kenya en passant par la République centrafricaine, le Congo, le Cameroun, le Mali et le Sénégal vus au travers de la caméra de réalisateurs de ces pays mais aussi de réalisateurs français.
Néanmoins le festival de Clermont-Ferrand, ce ne sont pas seulement des projections de films mais également des rencontres, des conférences, des ateliers, des prises de contacts, un marché de films… Tout un programme à ''croquer à pleines dents''.

Un festival, une histoire...

Le Festival international du court-métrage, dont la 33e édition se tient actuellement jusqu'au 12 février 2011, est né à Clermont-Ferrand (Puy-de- Dôme), en 1979, au sein d'un ciné-club étudiant, et ses créateurs président toujours aux destinées de ce qui est devenu la plus grande manifestation mondiale consacrée aux films de moins d'une heure. En termes de fréquentations, Clermont est aussi aujourd'hui le deuxième festival du cinéma français après Cannes, avec, en 2010, plus de 144 000 spectateurs et 3000 professionnels accrédités, venus du monde entier, cependant que, parallèlement au festival, le ‘'marché de films courts'' est un lieu d'échange privilégié du film court international, unique en son genre. L'association "Sauve Qui Peut le Court-Métrage” organise le festival et le ‘'marché de courts- métrages'' de Clermont-Ferrand. C'est la partie la plus visible et la plus spectaculaire de son action. Mais elle intervient aussi, tout au long de l'année, dans de nombreux domaines concernant le cinéma et l'audiovisuel, et à ce titre, elle a obtenu, en 2000, le titre de Pôle d'Education à l'Image, au cinéma, à l'audiovisuel et au multimédia.
Enfin, les actions de la Commission du film d'Auvergne viennent naturellement conforter les activités de l'association en accueillant les tournages dans cette province.
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