Fête du Trône 2006

Le Maroc élu à la présidence à l'unanimité

Un sommet international de grande importance est organisé à Marrakech sous l'égide de l'ONU pour lutter contre la corruption.

Les représentants des différents pays ont salué l'organisation au Maroc de ce sommet destiné à la lutte contre la corruption.

24 Octobre 2011 À 17:47

Quelques jours après les précieux points que le Maroc a gagné dans le dernier classement du rapport du «Doing Business 2012» de la Banque mondiale, le Royaume confirme encore une fois l'amélioration sa place dans le concert international. En effet, si le Doing Business a mis en avant l'amélioration du climat des affaires dans le pays, notamment à travers la lutte contre la corruption, le concert international reconnaît cet essor en venant nombreux à la quatrième «Conférence de l'ONU sur la lutte contre la corruption», organisée dans la ville de Marrakech, sous le haut patronage de S.M. le Roi. Rendez-vous qui a démarré hier et qui se poursuit jusqu'au 28 octobre.

Le Maroc a eu non seulement le privilège d'organiser cet événement d'envergure internationale, mais les participants lui ont aussi confié la présidence de la Conférence de l'ONU sur la lutte contre la corruption. Responsabilité qui court à partir de cette quatrième édition jusqu'à la prochaine. C'est le ministre de la Modernisation des services publics, Mohamed Saad Alami, qui a été élu, à l'unanimité, à ce poste, ayant été le seul candidat après le retrait du candidat des pays de l'Union européenne, groupe qui a décidé d'opter pour le poste de rapporteur.

Il faut le souligner, les représentants des différents pays ont salué l'organisation au Maroc de ce sommet destiné à la lutte contre la corruption. D'ailleurs, les documents qui ont circulé au cours des travaux de ce rendez-vous international l'ont amplement relaté. on peut ainsi lire que, «en accueillant la 4e session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations unies contre la corruption, le Royaume du Maroc prouve son attachement aux valeurs universelles fondamentales fondées sur la transparence, l'intégrité, l'équité et les droits de l'Homme». les participants ont estimé que le Maroc a choisi avec détermination de construire une démocratie de droit et poursuit de façon constante le processus de consolidation des institutions solides d'un État moderne, fondé sur la participation, le pluralisme et la bonne gouvernance, ainsi que la mise en place des bases d'une société solidaire.

Par ailleurs, maintenant que le Maroc a eu la présidence de la Conférence de l'ONU sur la lutte contre la corruption, il doit s'atteler à laisser sa marque à la tête de cette instance onusienne. La feuille de route est déjà claire dans ce sens. C'est ce qui ressort de la lecture du discours royal lu lors de cette conférence par le Conseiller de S.M. le Roi, Abdellatif Mennouni.

En effet, le Souverain a souligné que «partant de Notre vision prospective, mesurant les conséquences funestes de ce fléau de la corruption et ayant à cœur d'assurer une mise en œuvre optimale et plus large des dispositions de la Convention des Nations unies contre la corruption, Nous appelons à la création d'une alliance internationale des amis de la Convention des Nations unies contre la corruption afin d'en étendre le champ de ratification et d'adhésion internationale et d'en concrétiser, à terme, le caractère d'universalité.» S.M. le Roi a aussi mis le point sur le rôle que le Maroc devait jouer.

«Pendant sa présidence de la Conférence au cours des deux prochaines années, le Maroc mettra tout en œuvre pour généraliser la ratification et l'adhésion par les différents pays à cette convention onusienne de première importance et favoriser la prise de conscience de la portée universelle et humanitaire qui est la sienne.» Le Souverain a aussi proposé la création d'un «Observatoire international de la corruption».
Le temps est venu, a souligné S.M. le Roi, «pour créer un Observatoire international de la corruption, qui sera chargé de recueillir et d'analyser les données y afférentes, documenter les bonnes pratiques en matière de lutte anti-corruption et les mettre à la disposition des États parties pour qu'ils puissent les exploiter dans le cadre de leurs programmes nationaux de prévention. Il s'agit, en définitive, d'accompagner les efforts de ces pays et d'appuyer leurs programmes de réforme relatifs à l'application des dispositions de la Convention onusienne.»

Le Maroc a également attiré l'attention des participants quant à l'importance de l'assistance technique qu'il convient de fournir dans les domaines de prévention et de lutte contre la corruption. Le Royaume a ainsi appelé à soutenir les efforts déployés en la matière par le Fonds des Nations unies pour la prévention du crime et la justice pénale.
Rappelons-le, la Conférence des États parties à cette Convention a été initiée afin de promouvoir la coopération entre ses membres, approfondir les mécanismes de sa mise en œuvre et examiner les meilleurs programmes et pratiques. En 2007, le Maroc a ratifié cette Convention, confirmant sa volonté de s'engager dans cette action onusienne visant à éradiquer la corruption. Aujourd'hui, il compte parmi les principaux acteurs dans ce sens.

Autres événements à Marrakech

Dans le cadre de la Conférence de l'ONU sur la lutte contre la corruption (CNUCC ) qui a lieu à Marrakech, plusieurs autres événements «spéciaux» sont programmés. Il s'agit d'événement en relation avec divers sujets, parmi lesquels le 10e principe du Pacte mondial, le Partenariat gouvernemental ouvert, la CNUCC et la concurrence mondiale, faire participer les citoyens à la lutte contre la corruption pour un meilleur service public et pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. L'un des sujets phares est le rôle des parlementaires dans la CNUCC ainsi que l'impact de la corruption sur l'environnement et l'estimation des flux illicites de trafic de drogue et autres crimes transnationaux organisés...
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