Fête du Trône 2006

Quelles mesures pour lutter contre l'hydre des temps modernes ?

25 Décembre 2011 À 15:20

"Des dossiers lourds qui s'apparentent aux travaux d'Hercule attendent le nouveau gouvernement: lancement du travail législatif pour l'examen des 34 projets de lois prévus par la Constitution, réexamen de la loi de finances, réforme de la Caisse de compensation dont la charge atteint 52 milliards de DH représentant près du quart du budget de l'Etat et bénéficiant pour près de la moitié aux plus aisés, examen du déficit de la balance commerciale, dossier des retraites dont tous les régimes sont au rouge, lutte contre l'économie de rente et la corruption et lutte contre le chômage. Ce dernier dossier étant sans doute le plus attendu par le million de jeunes chômeurs et le plus important tant il alimente la défiance, la frustration et le décalage qui s'installe entre la classe politique et la société, entre «le pays légal et le pays réel».

Au-delà des élections, les jeunes « indignés » attendent un peu partout dans le monde des mesures qui leur permettent de se projeter dans l'avenir, d'avoir un horizon. Faute de quoi, c'est le mot d'ordre « Sans logement, sans boulot et …sans peur » qui leur tiendra de feuille de route pour occuper la rue à Tunis, Londres, New York, Madrid ou... Rabat.
Le dernier rapport de l'Organisation internationale du travail fait état de 75millions de chômeurs de moins de trente ans dans le monde. Il devient de plus en plus difficile, indique-t-on dans ce rapport, de trouver autre chose pour les jeunes qu'un travail à temps partiel ou à durée déterminée, tandis que, dans les pays émergents où, faute de ressources compensatoires, les jeunes n'ont pas la possibilité de rester sans emploi, c'est la pauvreté au travail qui progresse à grands pas». La tendance lourde pour ces prochaines années de crise, c'est donc la précarisation du travail, accompagnée d'une montée en puissance des mouvements revendicatifs qui «frappent le cœur médian de la démocratie et participent à la déstabilisation des sociétés».

Cette question de la lutte contre le chômage, cet hydre des temps modernes, était au cœur de la dernière session de l'année 2011, dixième assemblée générale ordinaire du Conseil économique et social. Une question qui, dit le rapport en préliminaire, concerne « une problématique complexe et universelle, une priorité nationale, dont le traitement requiert de la prudence, de la modestie, du pragmatisme dans l'approche, de l'audace, de la créativité dans les propositions, une problématique qui nécessite une mobilisation de l'ensemble des composantes de la société marocaine, tant les défis sont énormes…». Cette problématique de l'emploi a été et reste au cœur de la mission de Driss Guerraoui, alors conseiller des affaires sociales auprès de la primature et en tant que SG du CES, chercheur économique, professeur à l'Université Mohammed V Rabat-Agdal et auteur de plusieurs ouvrages sur le monde agricole, sur l'économie et sur les jeunes avec «Le Maroc des jeunes», «l'Afrique vu par les jeunes»… Des jeunes angoissés par cette question du chômage, conséquence, souligne le rapport du CES, de «l'existence d'un modèle de croissance peu créateur d'emplois, d'un système d'éducation et de formation peu ou pas en adéquation avec les besoins de l'économie et de la société, et une gouvernance inefficiente de la politique publique de promotion de l'emploi et de l'intermédiation sur le marché du travail ». Sur cette question d'intermédiation, nous ferons le point dans nos éditions de demain avec le directeur de l'ANAPEC, appelée dans le rapport à se restructurer.
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LE MATIN : Le chômage met à l'épreuve des gouvernements du monde entier, des pays développés comme des pays en voie de développement. Cette question vient également au premier plan du débat politique. Comment expliquer l'émergence et l'importance de cette question qui touche au Maroc toutes les familles ?

Driss Guerraoui :Le chômage, en particulier des jeunes, touche effectivement tous les pays quels que soient leurs niveaux de développement et l'efficacité des politiques publiques mises en œuvre pour lui apporter des solutions durables. Les données disponibles attestent en effet la véracité de cette réalité, même s'il faut le reconnaître, certains pays sont plus touchés que d'autres et à l'intérieur de ces pays certaines catégories de chômeurs sont plus durement affectées que d'autres, notamment les chômeurs déscolarisés, les personnes en situation d'handicap, les jeunes des zones rurales et des montagnes marginalisées et les chômeurs de longue durée. Aussi paradoxal que cela puise paraître en raison de l'impact fort de la crise financière internationale et des dettes souveraines, dans certains pays européens du nord de la Méditerranée les jeunes sont plus touchés que ceux de certains pays du sud de la zone à leur tête le Maroc. En effet, le taux de chômage des 15-24 ans ( le Monde du 2 sept. 2011) est au niveau national de 46 % en Espagne, 38,5 % en Grèce , 27,6% en Italie, 27,2 % au Portugal, alors qu'il est de 17,6 % au Maroc ( HCP, mai 2011), taux qui monte à 31,3 % pour le milieu urbain.

Approfondissons la question : quels sont les impacts produits par le chômage ?

Au regard des données précitées, le chômage ne peut être qu'au premier plan du débat politique et ce pour au moins trois raisons. L'aggravation du chômage plus que tout autre indicateur économique produit des impacts très préjudiciables pour les équilibres sociaux et politiques, en particulier quand le chômage touche les catégories les plus diplômées de la société; en second lieu, le chômage en contribuant à accroître les poches de la pauvreté, la marginalisation, l'exclusion et la vulnérabilité devient un facteur redoutable de la déstabilisation politique et de la fragilisation de la paix sociale avec toutes les conséquences qui en découlent sur le plan du climat des affaires, de l'attractivité de l'économie et donc de la régulation positive des flux des investissements tant nationaux qu'étrangers.
Enfin, parce que la persistance de la situation de chômage et de son ampleur a un impact sur le moral général, la psychologie collective et le comportement des acteurs de la société dans son ensemble, dont le corollaire à terme est la crise de confiance dans les institutions, celle du lien social et du vivre ensemble. Cette crise, avec ses multiples facettes, ouvre la voix à l'émergence de la culture du désespoir et au développement de formes atypiques de contestation, voire de rupture et de révolution qui en découlent (Printemps arabe, mouvement international des indignés...).Tout ceci pour dire que la question du chômage des jeunes est d'une réelle et grande complexité pour tous les gouvernement du monde. Elle requiert de tous de la modestie certes, mais surtout une mobilisation générale de tous les acteurs et forces vives d'une nation, de l'audace et de la créativité, le tout construit atour d'une gouvernance intelligente et responsable débarrassée de toutes les formes de déviances.

Vous parlez dans le rapport du CES de l'urgence et des défis posés par le chômage des jeunes.
Qu'entendez-vous par-là et quelle est la vision du CES ?


Dans la vision du Conseil il y a deux niveaux dans le traitement de la question du chômage des jeunes, liés à la nature des réformes et aux impacts des dispositifs à mettre en place par la nouvelle politique publique de promotion de l'emploi. Le premier niveau concerne les réformes structurelles à mettre en place dont les résultats ne peuvent être produits que dans le long terme. Il s'agit soit des réformes visant à infléchir de façon significative le modèle de croissance économique pour le rendre créateur de plus de richesses mieux réparties et à bâtir en s'appuyant sur des secteurs porteurs et des métiers à fort potentiel d'opportunités d'emplois ainsi que sur les gisements que recèle en abondance l'économie sociale et solidaire, soit des actions qui permettront de réformer en profondeur le système d'éducation et de formation, soit celles qui s'inscrivent dans la cadre de la refonte de la gouvernance territorialisée de la politique publique de promotion de l'emploi. Le deuxième niveau engage plutôt le court et le moyen terme pour lesquels il y a une nécessité impérieuse de mettre en place un dispositif national pouvant répondre à l'urgence du traitement du chômage des jeunes, et plus particulièrement les plus durement touchés parmi eux. C'est sur ce deuxième niveau que s'est porté l'essentiel de l'effort du Conseil économique et social et c'est d'ailleurs le sens à donner aux 10 mesures proposées par le Conseil pour contribuer à réponde aux défis que pose le chômage des jeunes à notre économie et à notre société.

Certains voient le spectre de la grande dépression des années 30. Quel est le rapport entre croissance économique et chômage ?

Sur le fond, vous avez raison, il y a des causes qui rappellent la grande dépression des années 30. En effet, comme en 1930 nous assistons de façon concomitante à deux types de crise, une crise de sous-consommation et une crise de surproduction, avec cependant, et c'est là que se situe la différence, le développement de deux phénomènes. D'un côté, une «armée industrielle de réserve», pour reprendre une expression chère à Karl Marx, qui voit son volume augmenter et avec lui la paupérisation de larges franges de la société dont la part s'élargie à mesure que la crise s'intensifie et des classes moyennes qui voient une déstabilisation continue de leur situation sociale. Il en découle la baisse généralisée du pouvoir d'achat de populations entières et son corollaire la compression de la demande globale, que la consommation des classes aisées, qui a atteint dans une certaine mesure un seuil de saturation, ne saurait à elle seule compenser. D'un autre côté, nous assistons à un phénomène inédit dans l'histoire du capitalisme contemporain à savoir la substitution de la concentration de la production par un mouvement de concentration financière de nature plus spéculative que productive, portée par quelques grands réseaux transnationaux de la banque, de la finance et de l'assurance.

Quelles en sont les conséquences et quel rapprochement peut-on faire avec la situation actuelle ?

La conséquence de ce mouvement à l'échelle des principales composantes du système de l'économie mondiale est la déconnection entre les flux réels et les flux monétaires, le tout sur un fond d'emprise de ces réseaux sur la répartition du pouvoir économique et politique tant à l'échelle des Etat-nations qu'au niveau des institutions internationales déstabilisant, contrecarrant, voire rendant si non impossible du moins difficile une réelle gouvernance mondiale coordonnée et permanente de la crise. Le désordre économique mondial actuel qui découle de cette nouvelle réalité est en grande partie responsable de la situation de dépression que nous observons depuis l'année 2008. A la différence que l'ordre mondial de la dépression des années 30 était un ordre où dominait une seule superpuissance naissante, en l'occurrence les Etat-Unis, et que le désordre mondial actuel évolue dans un système de plus en plus global, interdépendant et en passe de devenir multipolaire. Les racines du chômage trouvent leur raison profonde, entres autres, mais principalement dans cette nouvelle réalité mondiale et c'est cette réalité qui empêche la croissance de retrouver un sentier vertueux fondé sur des systèmes productifs créateurs de richesses mieux réparties et à effet d'entrainement bénéfique en termes d'emploi. C'est dans cette perspective que changer de modèle de croissance et de modèle de gouvernance de nos économies et de nos sociétés est la voie d'avenir pour combattre de façon structurelle et durable le chômage.

L'Etat peut-il, comme le stipule Keynes, répondre au plein emploi ? Quels sont dès lors les principes directeurs d'une nouvelle politique publique de l'emploi des jeunes que vous préconisez dans le rapport du CES ?

Le plein emploi est une option difficilement réalisable à l'heure actuelle partout dans le monde, même si certains Etats arrivent à des taux de croissance à deux chiffres leur permettant d'avoir des taux de chômage supportable. D'où la nécessité d'un traitement à la fois économique et social du chômage. Pour les pays émergents comme le Maroc, les causes du phénomène tiennent à l'existence d'un rythme d'augmentation de la population active en âge de travailler en deçà du volume d'emplois créés annuellement. La raison selon le diagnostic réalisé par le Conseil économique et social réside dans l'existence d'un modèle de croissance peu créateur d'emplois, d'un système d'éducation et de formation peu ou pas en adéquation avec les besoins de l'économie et de la société et une gouvernance inefficiente de la politique publique de promotion de l'emploi et de l'intermédiation sur le marché du travail. Face à cette situation, le rôle de l'Etat est certes important pour réguler ces dysfonctionnements à la fois en tant qu'Etat gendarme, producteur et stratège, mais les rôles de l'entreprise, du système bancaire, des organisations syndicales, du système d'éducation et de formation, des collectivités territoriales et des acteurs de la société civile (les familles, les ONG travaillant dans le domine, les organisations relevant de l'économie sociale et solidaire) sont tout aussi importants. C'est dans ce sens et cet esprit que le CES est convaincu que seule la mobilisation générale de tous les acteurs pourrait demain faire du plein emploi une option sérieusement envisageable. C'est dans cette perspective aussi que le Conseil a fait de la mobilisation de l'intelligence et du génie collectifs de toutes les forces vives du pays un des principes directeurs-clés de toute nouvelle politique réussie de promotion de l'emploi .

N'y a-t-il pas un problème de démocratisation dans le recrutement, par exemple, de la grande entreprise publique qui est posé ? Quelles sont les conclusions que vous tirez de l'étude que vous avez réalisée auprès du groupe OCP qui a lancé une grande campagne de recrutement et d'aide à l'employabilité ?

L'expérience initiée par le groupe OCP, qui concerne l'amélioration de l'employabilité de 15000 jeunes âgés de 18 à 30 ans est édifiante à ce niveau. En effet, le Groupe a mis en place un dispositif axé sur des formations conformes aux besoins du marché de l'emploi à partir d'une ingénierie participative, intégrée, partenariale et coordonnée, au profit de catégories de jeunes des régions d'implantation du Groupe les plus durement touchés par le chômage , à savoir les jeunes sans niveau scolaire et sans formation, ceux ayant un niveau scolaire sans formation professionnelle, ceux disposant d'un diplôme de formation professionnelle (ouvrier spécialisé, ouvrier qualifié, technicien et technicien spécialisé), ainsi que les jeunes disposant de formations universitaires d'un niveau bac+2 et plus. Ces jeunes bénéficient de bourses de formation/insertion, d'une mobilisation par le Groupe de partenaires de formation et des entreprises qui les accueilleront en stages d'insertion.
Cette initiative du groupe OCP montre en quoi la responsabilité sociale de l'entreprise, le comportement citoyen des firmes, la gouvernance de l'employabilité des jeunes diplômés chômeurs par des entreprises implantées dans les régions et la gestion démocratique des recrutements est une des voies pouvant contribuer à la promotion territorialisée de l'emploi. Il s'agit là d'une piste d'innovation à capitaliser dans le cadre du projet de régionalisation avancée.

Vous êtes l'auteur avec N. Affaya de l'ouvrage sur «L'élite économique marocaine, étude sur la nouvelle génération d'entrepreneurs ». Pensez-vous que le gouvernement ait tout fait pour encourager les jeunes entrepreneurs à monter leur propre affaire ?

L'enquête qui a servi de base à cette étude sur la nouvelle génération d'entrepreneurs au Maroc montre l'existence d'un potentiel important de création d'entreprises par les jeunes, dont le taux pourrait être multiplier par 10 passant de 1000 à au moins 10 000, mais que la propension à investir dans le secteur privé demeure encore sous l'emprise de contraintes structurelles liées à la fois au déficit de culture et de formation entrepreneuriales, au caractère inapproprié des dispositifs existants en matière de promotion et d'accompagnement des jeunes porteurs de projets, aux procédures complexes et bureaucratiques, à l'accès au financement et au foncier dû à de nombreuses déviances, notamment à la permanence de comportements de rente, de clientélisme, de corruption, produisant auprès des jeunes désireux de monter leurs propres affaires un sentiment d'inégalité des chances dans l'accès aux opportunités existantes et corrélativement une réalité tenace de concurrence déloyale.

Au vu de votre longue expérience dans le traitement de cette question du chômage et des limites de la fonction publique, quels enseignements tirez-vous de cette expérience ?

Concernant l'expérience d'insertion des diplômés chômeurs dans la fonction publique, il y a lieu de lever trois équivoques qui sont en fait également des enseignements. D'abord, c'est une expérience qui ne date pas avec l'avènement du gouvernement d'alternance mais bel et bien du début des années 90 qui a vu la création en 1991 du Conseil national de la jeunesse et de l'avenir et le recrutement de près de 100.000 diplômés chômeurs principalement dans la fonction publique locale et secondairement dans la fonction publique centrale. Les gouvernements de Si Abderrahmane Youssoufi, Si Driss Jettou et Si Abbes El Fassi réunis ont vu l'intégration dans la fonction publique entre 1998 et 2010 de près de 9000 diplômés sur un total d'inscrits dans la base de données de la Primature évalué à environ 11000 (chiffre cumulé entre 1999 et 2009). Deuxième équivoque, toutes les données révèlent qu'au vu des parts respectives des secteurs public et privé dans l'emploi total, c'est le secteur privé qui emploie l'essentiel de la population active occupée avec 90,2 %, 8,6 % pour la fonction publique centrale et locale et 1,2% pour les entreprises et établissements publiques. D'un autre côté la moyenne annuelle de création de postes budgétaires inscrits dans les lois de finances entre 1998 et 2010 est d'environ 15 000 par an (12000 en 1998 et 23 700 en 2010). Par conséquent, le vrai avenir et donc défi en matière d'insertion des jeunes dans la vie active réside bel et bien dans la capacité de notre pays à créer des activités économiques nouvelles et corrélativement des richesses nouvelle à des fins de traitement économique et social du chômage. Troisième équivoque, si le chômage touche principalement les formations de littérature arabe, d'études islamiques, de biologie, de chimie et de physique, qui ont constitué en 2010 plus de 80 % du nombre total des diplômés chômeurs inscrits dans la base de données de la Primature, le taux de non insertion des lauréats des formations universitaires toutes disciplines confondues serait estimé par les observatoires de certaines universités qui en disposent entre 8 et 10 %. Autant dire qu'au vu de ce qui précède, il s'agit d'une expérience à méditer pour l'avenir et ce en matière de gestion de ce dossier combien sensible dans la dynamique actuelle de changement. En tout état de cause cette expérience montre que nous sommes devant un véritable déficit de connaissance du phénomène et c'est par cette étape qu'il convient de commencer.

Le directeur général du BIT, Juan Somavia, a déclaré que « l'OIT était prête à soutenir le processus de développement dans le monde arabe, avec pour objectif général de promouvoir l'emploi et les droits grâce à de solides structures et institutions de dialogue social». « C'est une période où il y a beaucoup d'occasions à saisir, avec toute la créativité et l'énergie qui ont été libérées. Nous devons élaborer des stratégies pour donner aux gouvernements, aux employeurs et aux travailleurs de la région les moyens de réduire le chômage des jeunes, de renforcer la gouvernance démocratique grâce à la liberté syndicale et la négociation collective, et d'améliorer la justice sociale et la protection sociale ». Que pensez-vous, à la lumière de votre longue expérience, de cette déclaration ?

La nouvelle charte sociale adoptée par le Conseil économique et social lors de sa session de novembre 2011 montre à quel point les droits et principes énoncés par le BIT sont au cœur de ce qu'entreprend notre pays et ce conformément aux dispositions de la nouvelle Constitution et en conformités avec les chartes, conventions et traités internationaux auxquels le Maroc a souscrit. Il appartiendra maintenant à tous les acteurs et forces vives de la nation de traduire ces droits fondamentaux et principes en Grands Contrats Sociaux tel que l'a appelé de ses vœux Sa Majesté le Roi lors de son installation du Conseil économique et social en février 2011."
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