Des personnes soupçonnées proches de Kadhafi interpelées.R> >
AFP
02 Août 2011
À 16:59
La France a mis lundi 259 millions de dollars (182 millions d'euros) d'avoirs libyens à la disposition des rebelles libyens, qui ont promis de rester mobilisés contre le régime du dirigeant Mouammar Kadhafi malgré le début du mois de jeûne du ramadan. Dans le même temps, les rebelles ont annoncé avoir interpellé ces derniers jours plus de 63 personnes soupçonnées d'avoir des liens avec le colonel Kadhafi, après l'assassinat de leur commandant militaire Abdel Fatah Younès, ancien pilier du régime de Tripoli mais rallié de la première heure à la rébellion. La France, qui considère désormais le Conseil national de transition (CNT) des rebelles comme «seul titulaire de l'autorité gouvernementale», a annoncé le dégel d'une partie des avoirs libyens au profit des rebelles, qui pourront en bénéficier pour «des achats à caractère humanitaire». «Il s'agit de fonds qui appartiennent au peuple libyen» et qui vont servir à acheter «des produits alimentaires et des médicaments», a précisé à l'AFP le nouvel ambassadeur du CNT à Paris, Mansour Saif al-Nasr. Sur le terrain, les rebelles continuaient de progresser aux abords du site pétrolier de Brega sur le front Est. Selon un porte-parole rebelle à Ajdabiya, à 80 km à l'est de Brega, les insurgés ont attaqué lundi un petit groupe de combattants pro-Kadhafi dans les environs de Brega. Dans l'Ouest, au moins huit puissantes détonations ont secoué la banlieue est de Tripoli en milieu de journée et une colonne de fumée s'est élevée à l'est du quartier de Tajoura, selon un journaliste de l'AFP. Sur le front du djebel Nefoussa, au sud-ouest de la capitale, les rebelles ont dû se retirer du village de Joch dimanche à la tombée de la nuit, après avoir réussi à s'en emparer quelques heures, selon des journalistes de l'AFP.