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La dernière carte des Palestiniens

Mahmoud Abbas indique que la demande de création d'un Etat sur la Cisjordanie, la partie orientale d'Al-Qods et la bande de Gaza, territoires occupés par les Israéliens, n'est pas une manoeuvre.

17 Mai 2011 À 14:51

Les efforts déployés pour obtenir une reconnaissance internationale d'un Etat palestinien ne constituent pas une "manoeuvre" et contribueront aux efforts de paix avec Israël, a déclaré mardi le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Les Palestiniens ont l'intention de porter la création et la reconnaissance de leur Etat d'abord au Conseil de sécurité de l'ONU, où ils s'attendent à un veto américain, puis à l'Assemblée générale, où les grandes puissances ne disposent pas de droit de veto.

"Notre recherche de reconnaissance en tant qu'Etat ne devrait pas être considérée comme une manœvre. Trop de nos hommes et femmes ont péri pour que nous puissions pratiquer un tel théâtre politique", a écrit M. Abbas dans une tribune libre publiée par le New York Times. "Nous allons devant les Nations unies maintenant pour garantir notre droit de vivre libres sur 22% du territoire de notre patrie historique, parce que nous avons négocié avec l'Etat d'Israël pendant vingt ans sans nous rapprocher de la création d'un Etat nous appartenant".

Le dirigeant palestinien faisait allusion à la Cisjordanie, à la partie orientale d'Al-Qods annexée par les Israéliens, et à la bande de Gaza, territoires occupés par les Israéliens au cours de la guerre de 1967. "Nous ne pouvons attendre indéfiniment pendant qu'Israël continue d'envoyer encore plus de colons en Cisjordanie occupée et dénie aux Palestiniens accès à la plupart de notre terre et de nos lieux saints, en particulier à Jérusalem", a-t-il ajouté.

"Ni la pression politique ni les promesses de récompenses par les Etats-Unis n'ont fait cesser les programmes de colonisation d'Israël", a-t-il poursuivi. Selon M. Abbas, un Etat palestinien serait prêt à négocier les points fondamentaux du conflit avec Israël: "La Palestine négocierait en qualité de membre des Nations unies dont le territoire est occupé militairement par un autre (pays membre), et non en tant que peuple vaincu prêt à accepter des quelconques conditions qui nous seraient présentées".
Une reconnaissance ouvrirait aussi la voie pour intenter des procédures contre Israël à l'ONU, devant les organes chargés des droits de l'homme et la Cour internationale de justice, selon lui.

Hamas et Fatah discutent au Caire

Les principaux mouvements palestiniens Fatah et Hamas ont qualifié de «positives» leurs discussions lundi au Caire sur la formation d'un gouvernement d'entente, composé de personnalités indépendantes, a rapporté l'agence officielle égyptienne Mena. «Les discussions ont été très positives. Nous avons mis le train sur les rails (...) et nous allons de l'avant (...)», a déclaré à la presse à l'issue de la rencontre Azzam al-Ahmad, à la tête de la délégation du parti Fatah du président Mahmoud Abbas. Interrogé sur la désignation d'un nouveau Premier ministre, M. Ahmad a répondu qu'il était «prématuré» d'évoquer des noms.
De son côté, Izzat al-Richiq, du Hamas, a indiqué aux journalistes que «les discussions avaient été menées avec le même esprit positif que celui ayant accompagné cette réconciliation».
Selon lui, les deux parties sont convenues de ne pas révéler les détails de la réunion, se contentant de déclarer que l'annonce de la formation du gouvernement surviendrait «bientôt».
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