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L'UE tente de rester unie

Plusieurs ministres européens des Affaires étrangères ont insisté vendredi sur la nécessité d'adopter une position commune face à la question de la reconnaissance à l'ONU d'un Etat palestinien, qui risque de mettre au jour leurs profondes divisions à ce sujet.

02 Septembre 2011 À 18:30

«Pour tous ceux qui veulent vraiment une solution pour le Moyen-Orient, il est clair qu'une position unifiée de l'Union européenne est cruciale», a insisté le ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere, à son arrivée à une réunion à Sopot (Pologne) avec ses homologues européens.
L'Europe doit être «capable de continuer à jouer le rôle positif qu'elle a pu jouer au Moyen-Orient (...) et la clé pour cela c'est l'unité», a-t-il estimé.

Les Palestiniens ont annoncé, dans le contexte de l'impasse dans lequel se trouve le processus de paix, qu'ils allaient déposer une demande de reconnaissance d'un Etat palestinien à l'Assemblée générale de l'ONU qui s'ouvre le 13 septembre à New York.
Peu avant son départ pour Sopot, le Français Alain Juppé, a dit vendredi matin redouter une confrontation diplomatique «stérile et dangereuse» à l'ONU, plaidant lui aussi pour que les 27 définissent une position commune sur cette question.

Ce n'est pas gagné. «Nous sommes totalement opposés à de quelconques démarches unilatérales, quelles qu'elles soient», a prévenu à son arrivée à Sopot le Néerlandais Uri Rosenthal.
«Toute démarche devrait se faire sur la base d'un accord entre toutes les parties concernées», a-t-il insisté, alors qu'Israël a menacé les Palestiniens de mesures de rétorsion s'ils déposaient une telle demande.

A l'inverse, le Luxembourgeois Jean Asselborn, a estimé qu'on ne pouvait «pas rien donner aux Palestiniens», plaidant pour une solution «médiane, qui puisse correspondre à la dignité que nous voulons donner au peuple palestinien».
Avec un Etat palestinien doté du statut d'observateur à l'instar du Vatican, «les Palestiniens auraient ainsi diverses possibilités pour être mieux intégrés dans les organisations de l'ONU», a jugé M. Asselborn.
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