La région est entre les mains d'algéro-polisariens
L'administration Obama est déterminée à traquer les terroristes pour les présenter à la justice.
La région du Sahel se trouve confrontée à la montée des actes terroristes perpétrés par l'AQMI.
LE MATIN
19 Janvier 2011
À 16:45
Il devient impératif de lutter contre l'expansion du terrorisme dans la région du Sahel. L'objectif primordial n'est autre que de parvenir à garantir la paix, la sécurité et le développement durable pour les peuples respectifs de la région, qui n'ont que trop souffert de la complexité des conflits, qu'ils soient artificiels ou ethniques. De passage à Alger, le conseiller principal du président des Etats-Unis pour la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste, John Brennan, a affirmé que l'administration d'Obama est «déterminée à traquer les terroristes pour les présenter à la justice».
La compétence et la détermination de cet ancien agent de la CIA devraient jouer un rôle dans la prise de décision dans le bureau ovale. Avant de se déplacer dans la région, le conseiller du Président US a dû sûrement prendre note du document (disponible sur http:// www.foie.cia.gov/) relatif au Sahara marocain, lequel révèle qu'Alger a proposé au Maroc, en 1985, une autonomie élargie, sous souveraineté marocaine, pour Sakiat El Hamra et Oued Dahab. Une proposition, qui ressemble à s'y méprendre avec l'initiative marocaine présentée à l'ONU par le Royaume. L'initiative idoine à même d'amener le calme et la prospérité dans la région. Mais pour l'heure, la région est entre les mains d'algéropolisariens. Preuve en est les dernières arrestations au Mali, Niger… de polisariens (dont la logistique dépend de l'armée algérienne) affiliés à l'Aqmi.
En la matière, un autre document élaboré par le Potomac Institute for Policy Studies (PIPS) basé à Washington et le département gestion des conflits à la School of Advanced International Studies exhorte l'administration américaine à tenir compte de ses projections analytiques, devenues réalité en l'espace de quelques mois. Ceci dit, malgré les relations qui prévalent dans la région, le Royaume a su maintenir le cap, à faire du cadre des réunions informelles un espace de dialogue où vindictes et rancœurs sont mises de côté pour céder la place à une détermination de construire un chemin libéré des embûches du passé, un axe central de sortie de crise artificielle pour la région. Mais au vu de l'évolution du processus déclenché par l'ONU, l'on est en droit de se demander si les pays membres de l'organisme onusien tiennent-ils compte de l'Histoire des pays, des accords entre nations, des traités, des articles de la Charte… au risque de faire confusion dans les différends ? C'est peut-être la raison pour laquelle le siège de l'ONU à New-York a été déplacé le temps d'une conférence à Alger, et ce, pour débattre de la résolution 1514. Avant de se lancer dans les discours, des participants, en marge de leurs fonctions onusiennes, se sont fait l'écho des thèses d'Al Mouradia, lequel a sans doute été contrarié par la dernière déclaration de Téhéran. En effet, l'Iran, membre de l'OCI, (l'organisation islamique ne reconnaît pas les algéropolisariens), par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, déclare que «nous ne serons pas satisfaits de la division d'un grand pays islamique (…), la politique de l'Iran étant de préserver l'intégrité territoriale et l'unité des pays ». Il est question du respect de l'intégrité territoriale des pays islamiques et de l'intangibilité des frontières respectives.
Ce qui est l'un des fondements de la religion, un principe devant garantir la paix et la stabilité dans la région. L'autre principe est qu'il faut arrêter d'armer les groupes et les milices sur le territoire des pays voisins aux autres et partant, de les manipuler contre les intérêts supérieurs de leur nation. Rappel. En signant la Charte de l'Union du Maghreb arabe, l'Algérie s'était engagée dans ce sens de ne soutenir d'aucune manière un quelconque mouvement séparatiste. Aujourd'hui, après l'avoir créé, elle en est devenue un porte-parole officiel au lieu de chercher à pacifier en interne. Par conséquent, elle a trahi l'idéal maghrébin en perpétuant une tradition coloniale de spoliation de richesses. Aussi, lors de la conférence « onusienne » d'Alger, l'on a assisté à une prédominance de personnes et de manipulations des textes constitutionnels au profit du pouvoir d'Alger. Autre rappel. Le 26 février 1976, l'Espagne a informé le Secrétaire général de l'Onu qu'à dater de ce jour, elle mettait fin à sa présence au Sahara et renonçait à ses responsabilités sur le territoire, laissant de fait le Maroc et la Mauritanie administrer le territoire dans les zones placées respectivement sous leur contrôle.
Et suite à l'accord mauritano-sahraoui du 19 août 1979, coïncidant avec la célébration de la Révolution du Roi et du Peuple, le Maroc administre seul le territoire depuis cette date. Ajoutons à cela les accords de Madrid faisant suite au verdict de la Cour internationale de Justice…., l'alinéa e de l'article 73 de la Charte des Nations unies est déplacé. Mieux, les activités menées dans cette région du Royaume ne font pas obstacle au développement durable. Autrement dit, si le principe fondamental de la souveraineté permanente sur les ressources naturelles, corollaire du principe de la souveraineté territoriale, est indéniablement établi en droit international coutumier, sa portée et ses incidences juridiques demeurent indiscutables. En l'occurrence et pour des raisons évidentes, il faut conclure que les accords validés par l'ONU (la Marche Verte n'étant pas interdite par le Conseil de sécurité en novembre 1975) sont légaux. Le contraire contrevient aux principes de droit international.
Résoudre un conflit artificiel
La communauté internationale a fait comprendre au locataire d'Alger, et à plusieurs reprises, que l'instabilité de toute la région trouve son essence dans le terreau polisarien de Tindouf. Dès lors, il s'agit de ne plus s'enfermer dans une définition géographique, les frontières étant tracées, à moins que le tracé soit modifié jusqu'à Tindouf (antérieurement marocaine avant le protectorat). Il s'agit aujourd'hui de résoudre un conflit artificiel et garantir une stabilité régionale. Faut-il pour cela que l'Algérie daigne se rappeler de ses engagements et fasse montre d'un signe de la volonté sérieusement d'aider à la stabilité régionale. Trop de tragédies ont été perpétrées dans la région sahélienne. Les camps de Tindouf, dans toute son horreur, n'est qu'un épisode dans un long et douloureux cycle d'horreurs qui ont frappé l'humanité au cœur alors que celle-ci se lève collectivement pour casser les ressorts de la barbarie.