Appel à Rabat au renforcement des capacités des parties concernées
MAP
18 Novembre 2011
À 17:30
Les participants à une journée d'études organisée par la Délégation interministérielle chargée des droits de l'Homme sur le thème «le mécanisme de l'Examen périodique des droits de l'Homme (EPU)» ont appelé, jeudi à Rabat, à renforcer les capacités des parties concernées par le suivi des rapports, aussi bien dans le cadre de l'examen périodique universel ou autre.
Ils ont mis l'accent, en clôture des travaux de cette rencontre, sur la nécessité de promouvoir l'approche participative, respecter les rôles et responsabilités de tous (la société civile, les départements gouvernementaux, les institutions nationales), et veiller à l'implication effective de la société civile à travers l'institutionnalisation d'un mécanisme spécialisé en la matière.
Les intervenants ont fait valoir l'importance de l'accès à l'information, la mise des documents au service de la société civile et de toutes les personnes contribuant à l'élaboration des rapports, ainsi que le suivi des recommandations émanant du Conseil national des droits de l'Homme.
Le délégué interministériel aux droits de l'Homme, Mahjoub El Hiba, a relevé dans une déclaration à la MAP que cette rencontre s'insère dans un processus de concertation entamé par la Délégation dans le cadre de la préparation du rapport périodique, qui sera présenté à l'occasion du second cycle de l'Examen périodique des droits de l'Homme.
Cette rencontre, a-t-il poursuivi, se distingue par la participation de toutes les parties, à savoir les secteurs ministériels concernés, la société civile, les organisations non gouvernementales, et les établissements nationaux et universitaires.
Elle a constitué une opportunité pour discuter des problématiques méthodologiques de préparation des rapports, non seulement pour l'Examen périodique universel, mais également pour les rapports périodiques des conventions internationales.
L'EPU est un nouveau mécanisme adopté par l'Assemblée générale des Nations unies, dans sa résolution 60/251 du mars 2006 lors de la création du Conseil des droits de l'Homme, visant l'amélioration de la situation des droits de l'Homme sur le terrain, en examinant l'état de ces droits au cours d'un cycle de 4 ans et demi, pour l'ensemble des Etats parties.
Le Maroc avait été parmi les premiers pays examinés devant le Groupe de travail de l'EPU durant son premier cycle entre le 07 et le 18 avril 2008, et sera, à nouveau, appelé à être examiné pour le second cycle de l'EPU le 22 mai 2012, cela après quelques modifications apportées sur les modalités de fonctionnement de ce mécanisme, qui entreront en vigueur à partir du second cycle prochain.