Fête du Trône 2006

Abied tire sa révérence

L'actuel secrétaire général de l'UC ne briguera pas un nouveau mandat lors du prochain congrès maintenu en 2011 alors que le conseil national de l'USFP devrait avoir le dernier mot concernant l'organisation du 9e congrès.

L'UC, qui se cantonne dans l'opposition depuis le gouvernement d'alternance, avait scellé une alliance avec le RNI, un parti de la majorité gouvernementale.

01 Juin 2011 À 16:33

Mohamed Abied ne briguera pas un nouveau mandat à la tête de l'Union Constitutionnelle lors du prochain congrès national du parti prévu cette année. L'actuel secrétaire général prendra ainsi sa retraite après le prochain congrès. «Il faut savoir faire la part des choses. J'ai passé l'équivalent de deux mandats en tant que secrétaire général de l'UC. Il me semble que le temps est venu pour procéder au rajeunissement des instances des partis», nous a affirmé M. Abied. «Le parti continuera de jouer son rôle dans la scène politique nationale. Pour ma part, je n'aime pas trop monopoliser la responsabilité, car je suis profondément libéral. Je pense que c'est le moment de laisser l'occasion aux jeunes cadres de l'UC de diriger leur formation», a-t-il ajouté. A noter que l'Union Constitutionnelle fut créée en 1983 par Maati Bouabid. Le parti a toujours pris part aux différents gouvernements qui ont suivi sa création.

Mais en 1998, l'UC décide de rejoindre l'opposition. Cette formation devrait tenir son congrès avant la fin de cette année. L'UC, qui se cantonne dans l'opposition depuis le gouvernement d'alternance, avait scellé une alliance avec le RNI, un parti de la majorité gouvernementale. Les deux formations devraient a priori unifier leurs programmes lors des prochaines élections. Le congrès de l'UC sera ainsi une occasion pour avoir une idée plus précise sur la déclinaison future de cette alliance. Mais il semble qu'il faudra patienter un peu plus car l'UC devrait modifier la date de son congrès. «Les préparatifs pour notre congrès se poursuivent toujours. Même si nous allons procéder certainement à un léger réaménagement en fonction de l'agenda politique national, le congrès sera certainement organisé avant la fin de cette année», conclut Mohamed Abied, secrétaire général de l'Union constitutionnelle.

Report
Tout comme l'UC, plusieurs partis politiques avaient annoncé l'organisation de leurs congrès cette année. Mais ces derniers se dirigent tous vers la modification des dates d'organisation des congrès. Et pour cause, l'annonce de la tenue d'un référendum cet été et l'organisation d'élections législatives anticipées par la suite a quelque peu chamboulé les agendas internes des formations politiques. Le RNI a été le premier à annoncer le report de ce congrès national qui était prévu à la fin de ce mois. Le parti abordera donc les prochaines échéances avec les mêmes structures internes héritées du congrès précédent, même si un nouveau président, à savoir Salaheddine Mezouar, l'actuel ministre de l'Economie et des Finances, a pris entre-temps les rênes du RNI. Si le report du congrès ne semble pas déranger outre mesure les RNIistes, le maintien du congrès national de l'USFP suscite un débat très vif au sein de la maison ittihadie. Après les récents développements dans la scène politique nationale, la guerre des courants a repris de plus belle.

Certains sont pour le maintien du congrès avant les élections législatives même si la tâche parait difficile alors que d'autres appellent à un report pur et simple au-delà des échéances électorales. «Il faut préciser que le 9e congrès de l'USFP sera maintenu. Mais pour l'instant, aucune date n'a été fixée. C'est les instances du parti qui devront trancher notamment le conseil national», déclare Ali Bouabid, membre du bureau politique de l'USFP. Le conseil national devrait se réunir prochainement. Selon Bouabid, le bureau politique devait se réunir hier pour convoquer une réunion du conseil national qui fut le théâtre de débats houleux ces derniers mois entre ses membres et la direction du parti. «Il me semble qu'on se dirige vers un report du congrès surtout si la tenue des élections législatives est confirmée pour le mois d'octobre prochain. Car dans ce cas, l'organisation d'un congrès national qui nécessite des préparatifs est quasiment impossible sans parler de la difficulté d'une nouvelle équipe dirigeante pour aborder une échéance cruciale comme les législatives sans prendre du temps pour se préparer», conclut cette source régulièrement bien informée au sein de l'USFP.

Crise ittihadie

La direction actuelle de l'USFP fait face à des critiques virulentes de la part des militants usfpéistes qui sont de plus en plus nombreux à dénoncer la gestion actuelle du parti de la rose. L'aile contestataire avait ainsi demandé la tenue d'un congrès national pour renouveler les structures du parti. Après avoir longtemps hésité, l'équipe dirigeante actuelle avait fini par céder en annonçant la tenue du 9e congrès au cours de cette année. Depuis, plusieurs courants ont fait leur apparition et chaque courant essaye de se démarquer dans une course effrénée dont les résultats se sont répercutés sur le parti et ses instances parallèles.
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