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Rien n’est encore joué pour les deux candidats

● Dimanche prochain, lors du second tour, 45 millions d’électeurs français vont choisir, qui de Sarkozy ou de Hollande sera président.

Sarkozy et Hollande croient tous les deux en leurs chances.

03 Mai 2012 À 16:23

La tâche s’annonce très délicate pour le président Nicolas Sarkozy qui n’est pas parvenu mercredi soir à déstabiliser son adversaire socialiste François Hollande, lors de leur unique face à face télévisé avant le second tour de l’élection présidentielle en France, prévu dimanche prochain. Très violent mais sans KO, le débat de presque trois heures a mis en valeur les différences entre les deux hommes, qui ont rendu coup pour coup, de l’économie à l’immigration en passant par le style de présidence.

Hier, les deux hommes repartaient immédiatement en campagne, pour le tout dernier sprint avant le scrutin de dimanche. Après les interviews à la radio et à la télévision, Nicolas Sarkozy devait tenir un meeting dans l’après-midi à Toulon (sud-est), François Hollande à Toulouse (sud-ouest).

Dernier sprint

Pour la plupart des éditorialistes de la presse jeudi, le débat «ne devrait pas provoquer de séisme électoral», alors que le favori des sondages François Hollande est donné largement vainqueur avec 53 à 54 % des voix.

«La seule faiblesse de François Hollande par rapport à Nicolas Sarkozy, être quelqu’un de mou et de flou, a été cassée hier soir», selon Gaël Sliman, de l’institut de sondage BVA.

La gauche a aussitôt revendiqué la victoire. «Hollande préside le débat», titrait en une le quotidien de gauche Libération. «Je crois vraiment qu’hier soir la France a trouvé son président en François Hollande», a déclaré jeudi la patronne du Parti socialiste Martine Aubry. Il y avait «comme un air de passation de pouvoir» lors du débat, a estimé jeudi Pierre Moscovici, directeur de campagne du candidat socialiste. «S’il y avait un homme d’Etat entre les deux, c’était François Hollande.»

Le quotidien de droite Le Figaro, proche de Nicolas Sarkozy, croit de son côté encore à la victoire face à «François Hollande, son langage daté et sa gauche disparate». «Sarkozy a poussé Hollande au plus loin de ses retranchements, au point que Hollande a vacillé, ce qu’il a immédiatement compensé par une certaine agressivité», a estimé le patron du parti présidentiel UMP Jean-François Copé. 

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