25 Mai 2012 À 15:33
Les Assises euro-méditerranéennes sur l’exploitation et la valorisation des plantes médicinales et aromatiques, tenues les 23 et 24 mai à Fès, ont constitué une occasion pour débattre des méthodes susceptibles de promouvoir cette filière des plantes aromatiques et médicinales (PAM) au Maroc. Initiée par L’Institut national des plantes médicinales et aromatiques de Taounate (INPMA), en partenariat avec l’Institut de chimie des substances naturelles (ISCN-CNRS) de France et l’Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (ANPME), cette manifestation scientifique a drainé des professeurs universitaires, des institutionnels, des industriels ainsi que des acteurs du tissu associatif engagés dans la promotion de la petite et moyenne entreprise autour de la valorisation effective et avancée des PAM, représentants en plus du Maroc, plusieurs pays étrangers (France, Espagne, Allemagne, Tunisie, Algérie,Égypte…).
S’inscrivant dans le cadre du projet MAP2ERA, qui vise le renforcement de la coopération internationale et de la recherche dans les domaines de l’alimentation, la santé, l’agriculture, la biotechnologie et l’environnement, ces Assises ont constitué un espace de réflexion et de dialogue autour de la problématique du développement des PAM. Développement économique durable«Ces Assises constituent une étape importante dans l’évolution du secteur des PAM au Maroc. En rassemblant les différentes composantes du tissu économique et de l’université pour discuter des opportunités d’un développement économique durable, nous avons voulu engager des réflexions approfondies sur les différents aspects du secteur des PAM et mettre en lumière ses forces et ses faiblesses. Par ailleurs, ces Assises nous permettront de mettre en place avec nos partenaires européens, dans le cadre du projet MAP2ERA, un schéma directeur visant la dynamisation de ce secteur d’avenir», a expliqué Dalila Bousta, coordinatrice des Assises. Abdessalam El Khanchoufi, directeur de l’INPMA, ajoute dans ce même registre que ces Assises visent l’établissement d’un réseau international autour des activités de l’INPMA, susceptible d’aboutir à des collaborations, des échanges et des formations pour le développement du secteur des PAM.
Ainsi, tout au long des Assises, des conférenciers ont passé en revue les différentes techniques et stratégies destinées à mieux exploiter et valoriser les plantes aromatiques et médicinales. Parmi eux, Mustapha Ismaili Alaoui, professeur à l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, qui a mis en exergue lors de sa présentation le rôle de l’endémisme et de la labellisation dans le développement des PAM au Maroc. «L’endémisme caractérise la présence naturelle d’un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée. Au Maroc, il y a plusieurs espèces végétales endémiques, telles que le safran de Taliouine, la rose du Dadès ou encore la clémentine de Berkane. La mise à contribution de l’endémisme marocain en matière des PAM devrait permettre l’intégration de la loi 25-06 relative à la labellisation des produits des terroirs. De fait, un label endémique certifiant les PAM au Maroc peut être très bénéfique pour le développement durable, particulièrement dans les zones marginales et difficiles», a-t-il précisé.Pour sa part, Abdelmalek El Meskaoui, professeur à l’INPMA, a consacré son intervention aux technologies végétales in vitro au service de la filière des PAM au Maroc.