Salon international de l'agriculture de Meknès

La tendance pour 2012 est plutôt à la baisse

L’exercice 2012 ne s’annonce pas de tout repos pour les professionnels du marché boursier marocain.

La Bourse de Casablanca demeure relativement chère avec des niveaux de valorisation inférieurs aux années 2006 et 2007, mais toujours supérieurs aux marchés comparables.

28 Février 2012 À 16:31

«Cette année serait très difficile pour la place de Casablanca qui demeure relativement chère avec des niveaux de valorisation, certes inférieurs aux années 2006 et 2007, mais toujours supérieurs aux marchés comparables», selon CDG Capital qui s’explique sur les principaux facteurs influant sur la dynamique du marché Actions marocain, à savoir les indicateurs micro-économiques (notamment les résultats des sociétés cotées), le contexte macro-économique global ainsi que la perception que les investisseurs ont envers plusieurs aspects, dont essentiellement l’évolution du contexte économique, politique, social, géopolitique et international.               

S’agissant de la performance des sociétés cotées à la Bourse de Casablanca, CDG Capital s’attend à un ralentissement de la croissance bénéficiaire avec une évolution à un chiffre contre des augmentations à deux chiffres pendant les années précédentes. Sur le plan macro-économique, les analystes estiment que le contexte reste très tendu à cause du déficit budgétaire, le niveau d’endettement, la faible pluviométrie, la croissance du PIB, etc, de même pour les pays de la région et des principaux partenaires économiques (Espagne et France). En effet, la perspective d’une récession du PIB de la zone en 2012 devrait toucher l’économie marocaine à travers de multiples canaux de transmission à savoir : la demande étrangère adressée au Maroc, les transferts des MRE et recettes voyages et les investissements étrangers en provenance de la zone euro. Ce qui pourrait se traduire par un affaiblissement des ressorts de l’activité nationale. Devant un tel scénario, le gouvernement devrait capitaliser sur les atouts du Maroc en vue d’attiser la convoitise d’autres régions, en l’occurrence les pays du Golfe ou encore de l’Asie.

Seulement, sur le plan confiance des investisseurs, des signaux positifs sont donnés à l’économie marocaine et au marché boursier sur un horizon moyen terme. Il s’agit des évolutions politiques positives et des réformes institutionnelles récentes qui donnent une visibilité et une crédibilité au Maroc sur le plan international (développement des IDE…). Bien que sur un autre plan, lié à l’environnement économique interne, «l’incertitude commence à planer sur la performance de l’actuelle campagne agricole. Si le scénario d’une année agricole moyenne se concrétise, la dynamique de croissance observée sur l’exercice 2011 des activités agricoles devrait, quelque peu, s’estomper», d’après la division «Analyses et Recherches» d’Upline Group. Par ailleurs, sur du plus court terme, les analystes de CDG Capital se montrent optimistes. «Les IPO (particulièrement de grosses opérations) pourraient redynamiser le marché en apportant plus de liquidité de qualité à des niveaux de valorisation intéressants », ont il souligné tout en affirmant qu’à périmètre constant la tendance court terme sur 2012 est plutôt à la baisse. «Cette tendance peut connaître une inflexion si le marché vit au rythme d’introduction en bourse. La publication des résultats annuels 2011 sera aussi un moment important quant à l’orientation du marché cette année», résument-ils.


Le secteur BTP et construction affiche la meilleure performance annuelle

Depuis le début de l’année 2012, le Masi et le Madex ont cumulé des gains respectifs de +3,57% à 11.420,95 points et +3,75% à 9.349,67 points (performances au 24 février 2012). Sur le registre des secteurs qui font état des meilleures performances, le secteur du bâtiment et des matériaux de construction arrive en tête. Il affiche un gain annuel de +8,49%, suivi des secteurs des sociétés de portefeuille et holding avec une performance de +6,98%, de la distribution (+5,81%) et du pétrole et gaz (+5,13%). Le secteur des mines, qui a raflé la vedette l’année dernière, se classe en cinquième position avec une performance de +5,07%. Inversement, le secteur pharmaceutique a vu sa contreperformance se creuser davantage pour s’établir à -22,46%.

Il est talonné par le secteur des Sylviculture et papier (Med Paper) qui a perdu depuis le début de l’année -12,99% et celui des Boissons dont la contre-performance se situe à -9,78%.

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