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La CDG et Al-Barid Bank accueillent les caisses d’épargne du monde

L’Institut mondial des caisses d’épargne (IMCE) tiendra son 23e congrès à Marrakech les 10 et 11 mai. La CDG et Al-Barid Bank sont les maîtres d’œuvre de ce méga-conclave.

Anass Houir Alami et Amine Benjelloun Touimi, respectivement directeurs généraux de la CDG et de Barid Al-Maghrib.

06 Mai 2012 À 11:18

Les banques, en Europe notamment, sont souvent considérées comme partiellement responsables de la crise économique qui sévit depuis 2009 et du coût social qui en découle à travers le monde. Idée vraie ou fausse, les spécialistes demeurent passablement partagés sur la question. Dans ce contexte, le 23e Congrès de l’Institut mondial des caisses d’épargne (IMCE), qu’abritera Marrakech les 10 et 11 mai courant, prend tout son intérêt. Organisé sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, par le groupe Caisse de dépôt et de gestion (CDG) et Barid Al-Maghrib, cette rencontre vise à rappeler qu’à travers l’épargne, les institutions financières peuvent être source de richesse pour les épargnants, pour peu que certaines règles soient respectées.

Règles qui seront au cœur des débats lors de cette rencontre très attendue et à laquelle participeront des spécialistes du monde entier. En effet, le programme du congrès prévoit d’entamer les travaux de ces deux journées en abordant la catégorie de banques ayant le plus de proximité, la banque de détail en l’occurrence. Le document introductif à ce 23e Congrès qualifie celle-ci de «modèle de banque le plus simple. Tout ce que vous avez à faire, c’est de convaincre les épargnants de déposer de l’argent dans votre banque et de le prêter à des emprunteurs à un taux plus élevé». Cependant, avertit le document, un équilibre entre les aspirations légitimes aux gains des épargnants et les profits attendus par les emprunteurs est vital pour la survie de ce système.

Des interrogations vivaces

La crise économique mondiale, même si elle semble actuellement un peu atténuée, a remis au goût du jour l’interrogation suivante : «La combinaison des crises financières et des mesures réglementaires nuira-t-elle au secteur bancaire qui a su contribuer depuis des décennies au développement d’un secteur financier plus diversifié et plus sûr ? ». Une question à laquelle les experts qui seront réunis à Marrakech, à la fin de cette semaine, devront apporter un début de réponse. À préciser, comme le soulignent les organisateurs, que le congrès est destiné aux représentants, institutions assimilées membres de l’IMCE, associations nationales et fondations de caisses d’épargne. Il est également ouvert aux partenaires desdites caisses et aux experts des marchés bancaires de détail, y compris les représentants des banques centrales et des banques de développement, les décideurs politiques, les régulateurs, les universitaires et les représentants de la société civile et des médias. .

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