Fête du Trône 2006

Mettre l’humain au centre

21 Mars 2012 À 23:11

En période de crise mondiale, le Maroc gère sa part d’adversité avec beaucoup de résilience. Ce n’est pas que le Maroc soit un cas unique immunisé contre les effets de la crise, mais la stratégie qu’il a conduite depuis de nombreuses années lui permet aujourd’hui de moins souffrir que d’autres même quand la pluviométrie complique passablement les choses.

Les filets sociaux mis en place, comme l’INDH, l’AMO ou, aujourd’hui, le RAMED, montrent bien que le souci était toujours là pour atténuer les affres de la pauvreté et de la précarité pour ceux qui n’ont rien.    Le dernier dispositif social d’envergure qu’est le RAMED, il a nécessité près de dix ans pour être affiné et rendu opérationnel, est l’exemple parfait de cette faculté d’anticipation dans le domaine social qui est la caractéristique, depuis le début, du nouveau règne de S.M. le Roi Mohammed VI. Offrir une protection sanitaire, réelle, consistante et mesurée à plus de huit millions dans le besoin d’une meilleure prise en compte de leurs exigences, un droit désormais constitutionnel, pour une meilleure santé est une gageure que notre pays a relevée avec succès. Selon les spécialistes des questions sociales, c’est un cas d’école pour des nations de notre rang. La politique d’habitat social et de réduction des désordres urbanistiques, sur laquelle veille personnellement le Souverain, nous l’avons constaté récemment à Nouaceur, participe constamment de la même démarche, de la même cohérence et de la même volonté d’offrir aux Marocains un cadre de vie digne. 

Le fait, aujourd’hui, que l’OCP s’implique avec toute sa puissance pour non seulement créer des emplois industriels avec ses projets de dimension mondiale, mais aussi pour développer une politique sociale irradiante sur son environnement direct relève de la même démarche. Mettre une performance industrielle reconnue au service d’une politique sociale audacieuse et novatrice à l’image du programme  OCP Skills.  C’est cette convergence-là, vitale et nécessaire, que S.M. le Roi a donnée comme horizon à toutes les entreprises publiques stratégiques. Si en définitive l’humain n’est pas le destinataire de toutes les réussites, la performance, en elle-même, n’a plus de sens.  L’on voit bien sur Khouribga et sa région comment s’articule cette politique. Et comment tout au long du voyage royal dans cette région la nécessité de la prise en compte de l’élément humain et social est explicitement formulée dans tous les projets et à tous les instants.

De minimiser sa résolution pour le changement. Ou de ne pas donner toute la considération à ses choix politiques et constitutionnels. Toutes les grandes chancelleries partagent cet avis. Chez nous, de grandes choses se font, mais ne sont peut-être pas suffisamment valorisées.

De grandes choses restent à faire, mais ne sont pas suffisamment expliquées. Peut-être que nous n’avons pas su collectivement donner à la démocratie marocaine en construction l’agora notamment médiatique qu’elle mérite. Le doute, le mépris de soi et le dénigrement systématique sont hélas devenus la règle là où malheureusement les exceptions loyales, volontaires et citoyennes se sont raréfiées.

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