Salon international de l'agriculture de Meknès

l'APEBI a un nouveau président

Jamais l'APEBI (Fédération des technologies de l'information, des telecoms et de l'offshoring) n'a suscité l'intérêt d'autant de candidats pour la présidence. En effet, ils étaient quatre à briguer le poste de président de la fédération pour un mandat de deux ans (2012-2013).

Mohamed Lakhlifi dame le pion aux trois autres candidats qui briguaient le poste de président de l'APEBI.

08 Janvier 2012 À 11:57

Il s'agit de Samir Benmakhlouf, DG Microsoft, de Amine Trabelsi, DG de Casanet, de Mohamed Slassi, DG d'Audience et de Mohamed Lakhlifi, DG de Logica North Africa. Finalement, c'est ce dernier qui leur a damé le pion en remportant les élections du 5 janvier dernier, lors de l'assemblée générale élective, pour devenir ainsi le nouveau président en succession à Abdellah Deguig, qui se charge d'une nouvelle mission au sein du CES (Conseil économique et social). «Après confrontation des programmes et des idées, les membres de la fédération ont choisi le candidat dont le programme présentait la meilleure vision et le plus fort engagement», a indiqué Mohamed Lakhlifi, qui a accumulé une expérience de 22 ans au sein de Logica North Africa dont il est directeur général depuis 2007.

Pour convaincre les différents membres de l'APEBI lors de la campagne électorale, il a axé son approche sur plusieurs axes stratégiques. «Je propose une fédération forte avec un nombre important de membres et d'adhérents. Ce nombre devrait passer de 160 aujourd'hui à près de 300 à la fin du mandat.
J'ambitionne également de consolider la coopération entre les membres ainsi que de favoriser la création d'opportunités de business», a-t-il précisé.

À noter à ce titre que depuis une quinzaine d'années, Mohamed Lakhlifi, qui est membre du conseil d'administration de l'APEBI, dont il a été vice-président en 2008 et 2009, œuvre également au sein de différentes associations et organisations en Europe et au Maroc pour créer des liens de coopération entre les acteurs économiques européens et marocains. C'est ainsi qu'il possède une vision claire sur les forces et faiblesses de la fédération ainsi que sur ses domaines d'amélioration. «L'APEBI existe depuis plus de 20 ans. Il reste quelques faiblesses à combler. Outre l'importance d'être à l'écoute des membres, il s'agit aussi d'augmenter le nombre de services offerts. À titre d'illustration, il faut réaliser des veilles sur les marchés pour permettre à des entreprises membres de saisir de nouvelles opportunités», estime t-il tout en vantant les mérites des prédécesseurs.

D'ailleurs, le bureau sortant se targue de la création d'une feuille de route axée sur deux principaux chantiers. Il s'agit d'une part, de l'accès équitable aux marchés à travers une participation active dans la conception et le développement des stratégies nationales Maroc Numéric 2013 et le contrat progrès de la profession, et, de l'autre, de la réalisation d'un ensemble d'études pour profiler la demande, l'offre et les ressources techniques et humaines des opérateurs. Il faudrait dire que depuis sa création en 1989, l'APEBI s'est imposée à travers ses actions comme le représentant du secteur auprès des pouvoirs publics et des partenaires tiers. Elle est ainsi le seul représentant légitime d'un secteur en pleine croissance, mais qui souffre toujours d'un environnement légal inapproprié ainsi que d'un manque d'implication des pouvoirs publics.
Copyright Groupe le Matin © 2026