16 Novembre 2012 À 17:51
Orpheline de Nicolas Sarkozy, la droite française se choisit dimanche un chef et une stratégie pour s’opposer au président socialiste François Hollande et contenir la poussée du Front national (extrême droite) qui a réuni 18% des voix à la présidentielle.
«Les quelque 300 000 adhérents de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) sont appelés à voter pour le successeur de Nicolas Sarkozy à la présidence du parti pour un mandat de trois ans jusqu’en 2015. Leur choix devrait être connu dimanche soir vers 21h00 GMT.»
Les militants ont le choix entre deux candidats, l’ex-Premier ministre François Fillon, 58 ans, et leur actuel secrétaire général, Jean-François Copé, 48 ans.«Mais leur coeur est ailleurs. Près des deux tiers des sympathisants UMP espèrent toujours un retour de Nicolas Sarkozy et sa candidature à la présidentielle de 2017, selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche.»
Plutôt muet depuis sa défaite le 6 mai, à part un bref communiqué en août pour demander avec l’opposition syrienne des actions contre les «massacres» du régime de Damas, Nicolas Sarkozy n’a pas pris position dans la rivalité entre François Fillon, le favori des sondages, et l’outsider Jean-François Copé.Solitaire, orgueilleux voire ombrageux, économe de sa parole médiatique, François Fillon, député de Paris, voit dans le scrutin de dimanche «une primaire avant l’heure». Il met en avant son expérience d’«homme d’Etat» et d’unique Premier ministre pendant cinq ans de Nicolas Sarkozy pour roder sa candidature à la prochaine présidentielle.
Tonitruant, omniprésent dans tous les médias, Jean-François Copé défend une «droite décomplexée», dans le prolongement de la dernière campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, pour tenter de séduire l’électorat populaire du Front national.