Guélmim-Smara confirme chaque jour sa vocation de destination touristique et économique en plein essor parmi les provinces de notre Sahara. Ainsi, sur le plan agricole, par exemple, le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime a alloué 50,5 millions de DH au programme de sauvetage et protection du bétail contre les effets de la sécheresse dans la région de Guelmim-Smara.
LE MATIN
15 Janvier 2012
À 11:32
Le programme en question vise l'approvisionnement de 151.000 quintaux de pâtures subventionnées en les transportant aux bergers avec un montant de 42,5 millions de DH, a affirmé la Direction régionale de l'agriculture (DRA). L'opération de distribution de pâtures, constituées notamment de 126.000 quintaux d'orge et 2.000 quintaux de maïs, est effectuée par les délégations régionales et locales formées de différents administrateurs associés et élus, indique la même source. Le programme devrait permettre l'approvisionnement des bergers en ressources hydriques à travers la réalisation et l'aménagement de 30 sources d'eau (puits et pompes) dans les différentes provinces de la région, en employant une enveloppe de 6 millions de DH, avec l'acquisition de 330 réservoirs en plastique, pour conserver l'eau, d'un montant de 2 millions de DH, ainsi que 24 camions-citernes mis à la disposition des bergers. La réalisation de l'ensemble des opérations de ce programme relevant du Plan Maroc vert s'inscrit également dans le cadre de partenariat avec les professionnels et de différents actifs dans le domaine, a affirmé la DRA.
Il faut également préciser que la région compte 7.000 ovins, 185.000 caprins, 263.000 chèvres et 31.000 dromadaires, ayant comme source d'alimentation les grands pâturages de la région, s'étalant sur une superficie de plus de 6 millions d'hectares. Mais la région de Guelmim-Smara a aussi des atouts qui sont loin d'être négligeables dans le domaine du tourisme. En effet, de part sa position géographique située au nord du Sahara et au pied de l'Anti-Atlas, et sa proximité de la Mauritanie, la région a longtemps joué le rôle de carrefour des caravanes transitant entre le Nord et le Sud, et aussi un lieu de brassage ethnique et culturel favorisé par l'afflux de plusieurs tribus arabes et africaines qui ont trouvé un environnement favorable pour coexister avec les tribus berbères locales, permettant ainsi de constituer un patrimoine historique riche et diversifié.
Dans ce cadre naturel vaste et authentique, une civilisation bâtie par l'homme local a vu le jour depuis des siècles, enrichie et épanouie dans tous les domaines au fil du temps. En effet, de multiples recherches ont permis la découverte de plus de 270 sites archéologiques et ethnographiques, notamment à Asrir, lieu présumé de la ville de Noul Lamta, et Tigami Ougallid, une kasbah des Almohades donnant sur l'oasis de Taghjijt, de même que Adrar Zerzem qui comprend plus de 265 inscriptions sur pierres. Ces différentes découvertes, outre leur valeur scientifique, constituent une base solide pour l'établissement d'un projet d'évaluation de ce patrimoine archéologique, d'une grande importance et susceptible de contribuer à la réalisation du développement socio-économique de la région.
L'arrière-pays de la région : un écosystème équilibré
On dit souvent de cette région qu'elle est aride et sèche. Mais il faut savoir que le climat y est influencé par plusieurs facteurs : le relief, la côte atlantique et le Sahara. En général, le climat de la région est semi-aride. La région est caractérisée par des précipitations faibles (110 mm par an en moyenne) dues au climat saharien semi-aride. Cette faiblesse de pluviométrie ne pose pas de grands problèmes vu l'importance des ressources en eaux souterraines. La région se caractérise aussi par deux importants reliefs qui sont le massif de l'Anti-Atlas et le Hamada de Drâa, véritables remparts contre les vents violents et les courants de tempêtes. En somme, un écosystème équilibré.