20 Novembre 2012 À 17:43
Tous ceux qui visitent la ville de Mohammedia font un retour à la Casbah, l’ancienne Médina, lieu mythique témoin d’une civilisation riche et ancestrale, un patrimoine historique de la ville. Héritage vivant que la cité balnéaire doit préserver.
Seulement, la situation actuelle de la Casbah, de ses remparts et de ses vieilles bâtisses est préoccupante. Longtemps marginalisés par les politiques d’aménagement et d’urbanisation, les anciens tissus urbains subissent une dégradation continue. Ces dégradations ont altéré le caractère authentique de la Médina, haut lieu d’histoire. Concernant la problématique posée pour la sauvegarde de la Médina, des initiatives ont été prises, mais restent insuffisantes pour la remise en état des monuments (portes et remparts). Dans ce cadre, la commune urbaine de Mohammedia a lancé des travaux d’aménagement des ruelles, des trottoirs et pour le revêtement des ruelles avoisinant la mosquée Al Atik de la Casbah. Les travaux se poursuivent activement pour rendre plus attrayants certains espaces.
Néanmoins, le manque de civisme de certains sape les efforts consentis et défigure le paysage urbain. Comment expliquer alors l’absence de civisme chez ceux qui n’hésitent pas à occuper illégalement les trottoirs aménagés à l’attention des piétons ? Le plus grave c’est les stationnements des voitures et d’autres véhicules sur les nouveaux carrelages, ce qui véhicule une image dégradante de la ville. L’esthétique des ruelles et des espaces aménagés autour de la mosquée a été gravement compromise par ces agissements irréfléchis qui nécessitent des actions urgentes et concrètes pour mettre fin à l’anarchie.
Le paysage urbain, précise cet habitant, a été affecté par les comportements inciviques et irresponsables de certains responsables de l’anarchie et par le manque d’intérêt à leur ville. Les trottoirs et les carrelages, réservés en principe aux piétons et destinés à assurer leur sécurité, ont été squattés et risquent d’être dénaturés. Il n’est dès lors plus étonnant, en dépit des opérations menées par les autorités compétentes, de trouver encore des voitures et d’autres véhicules garés là où il ne faut pas, sans que leurs propriétaires soient inquiétés. Les anciens tissus urbains de la Casbah, souligne cet étudiant, doivent être intégrés dans la promotion touristique de la ville. La dégradation de ce lien nécessite une mise à niveau, une restauration qui doit tenir compte de la pression urbanistique de l’exode rural, ainsi que des multiples mutations architecturales et dans le mode de vie des habitants. Il faut agir, surtout dans le contexte actuel, marqué par un renouveau de la réflexion stratégique sur les tissus anciens.
Il est à noter que des promesses avaient été faites pour la réhabilitation de l’ensemble des richesses patrimoniales de la Médina et celles de la ville, mais elles sont restées sans suite. Les services concernés sont interpellés pour sauver ce patrimoine riche et chargé d’histoire qui dépérit. Dans la foulée de ce vent de changement qui souffle sur le pays, les responsables à tous les niveaux sont interpellés afin d’orienter leurs efforts pour construire une ville avec des projets intégrés et participer activement à la sauvegarde de la Casbah et des anciens édifices.