Naissance de SAR Lalla Khadija

L’écotourisme comme vecteur de développement

L’Oriental en général et Nador en particulier ne manquent pas d’atouts. Un débat régional sur l’écotourisme vient d’y être organisé pour en discuter les axes de développement.

La vocation touristique de Nador a besoin d’être étayée par un effort de promotion continue.

18 Mars 2012 À 13:28

Le tourisme à Nador et l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. Tel est le thème d’une rencontre organisée le 15 mars dernier à Nador. Objectif : débattre des voies et moyens de favoriser l’intégration des jeunes dans le secteur touristique via l’emploi et l’auto-emploi. Les participants à cette rencontre, initiée par l’association Moubadara pour le développement des espaces sociaux et activités de jeunesse, se sont penchés sur deux axes majeurs : «Le tourisme à Nador, analyse et valorisation» et «Modalité d’intégration des jeunes et l’auto-emploi».

Réflexion commune

Selon les organisateurs, cette rencontre se veut une contribution à la réflexion sur les mécanismes à mettre en place pour faciliter l’insertion des jeunes de la province et du Maroc en général et leur garantir un avenir meilleur tout en mettant à profit et préserver les ressources naturelles et patrimoniales nationales. Des expériences réussies en matière d’écotourisme dans deux régions du Royaume ont été présentées à cette occasion. Les participants ont ainsi suivi des exposés sur «Le développement du tourisme à Zagora» et sur «La promotion du tourisme durable dans la région de l’Oriental : potentialités et contraintes».

Il faut souligner que malgré le riche potentiel écologique et culturel de la région de l’Oriental en général, et Nador en particulier, l’écotourisme, qui est un secteur-clé dans le développement local durable, peine toujours à se développer en raison du manque d’infrastructures d’hébergement appropriées et de l’absence d’une stratégie locale efficiente basée sur la valorisation des produits du terroir. C’est ce qui ressort d’un diagnostic réalisé sur cette filière par une équipe d’experts mise à contribution par la Coopération technique allemande, en collaboration avec des partenaires marocains. Selon cette étude, la région de l’Oriental renferme des avantages comparatifs indéniables, surtout naturels, susceptibles d’impulser le développement de la filière, voire de l’ériger en secteur clé de l’économie locale.

L’accent a été ainsi mis sur la diversité de l’offre avec les massifs montagneux, les espaces forestiers, les zones côtières, les sites naturels d’intérêt biologique et écologique et les sites historiques et archéologiques qui font la richesse de la région. Une identité culturelle spécifique, la proximité immédiate du marché européen, premier émetteur de touristes pour le Maroc, une forte présence de la société civile en la matière (60 associations impliquées dans le tourisme rural) sont autant d’atouts qui ne sont pas, jusqu’à présent, suffisamment mis à profit. On déplore, par ailleurs, l’absence d’une cartographie de l’offre écotouristique au niveau régional et d’une stratégie de commercialisation, la faible capacité des agences de voyages locales à se reconvertir en agences touristiques ainsi que le déficit de concertations entre les différents acteurs locaux. 

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