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L’accord agricole opérationnel dès juillet

Visant pour l’essentiel une libéralisation progressive des échanges des produits agricoles frais et transformés, cet accord contribuerait à la réalisation des objectifs ambitieux du PMV en termes d’exportation agricole, à l’horizon 2020.

L’augmentation des échanges commerciaux Maroc-UE a peu profité à nos exportations.

26 Juin 2012 À 16:49

En dépit de la déconvenue de l’accord de pêche, le terrain semble quelque peu favorable pour le partenariat agricole Maroc-UE. Récemment relancé avec la ratification de l’ALE (Accord de libre-échange), cet accord portant sur les produits agricoles devrait entrer en vigueur le 1er juillet 2012, prévoyant la libéralisation du commerce des produits agricoles, produits agricoles transformés… Et l’on s’attend à ce que les mesures de libéralisation réciproques en matière de produits agricoles et de produits de la pêche soient à même de tirer vers le haut les volumes des exportations marocaines de fruits et légumes sur le marché européen, tout en faisant baisser les droits de douane appliqués à l’entrée de ces produits de part et d’autre. L’accord lèvera sans délai 55% des droits de douane sur les produits agricoles et de la pêche du Maroc (contre 33% actuellement) et 70% des droits de douane des produits agricoles et de la pêche de l’UE (contre 1% actuellement), sur une période de 10 ans.

Côté avantages pour les exportateurs marocains, le contingent prévu pour la tomate passera à l’horizon 2014 à 285 000 tonnes contre 233 000 actuellement en vigueur. Concernant les expéditions de clémentines, elles connaîtraient une hausse assez consistante pour passer de 130 000 à 175 000 tonnes. La même tendance ascendante concerne la courgette, son volume d’exportation passant du simple au double, soit de 25 000 tonnes à 50 000 tonnes. Idem pour les concombres qui passeront de 5 600 tonnes à 15 000 tonnes. L’accord agricole de 2010 prévoit, en outre, l’ouverture de nouveaux contingents pour les fraises de 3 600 tonnes en avril. Il va sans dire que ce partenariat profite aux produits européens. Les produits laitiers lait et dérivés, le blé, la viande bovine et ovine accéderont plus facilement au marché marocain. Visant pour l’essentiel une libéralisation progressive et asymétrique des échanges des produits agricoles frais et transformés, cet accord contribuera à la réalisation des objectifs ambitieux du PMV en termes d’exportation agricole à l’horizon 2020 et qui consistent, en particulier, en la multiplication des quantités exportées par un coefficient de 2,3 pour les primeurs (dont l’UE absorbe la quasi-totalité des exportations), de 2,5 pour les agrumes et de 7,5 pour l’huile d’olive. Par ailleurs, il est important d’indiquer que les exigences de normalisation de la production ont été prises en compte par la partie marocaine avec l’adoption d’une loi sur la sécurité alimentaire qui est conforme aux standards européens.

Ces avancées restent, certes, déterminantes, mais il n’en demeure pas moins que le PMV (Plan Maroc vert) gagnerait à accompagner les réformes structurelles engagées dans le secteur par une meilleure rationalisation de son système de soutien public, notamment, dans le sens d’une réduction des distorsions entre les filières et une meilleure adéquation des spéculations et des spécialisations avec les conditions agroclimatiques propres à chaque territoire. Il reste que l’intégration du marché intérieur européen continue à être tributaire de la convergence progressive vers l’acquis communautaire et l’adoption d’un accord de libre-échange approfondi et global. Ceci dit, il faut savoir qu’un meilleur positionnement du Maroc dans les marchés potentiels figure parmi les priorités de la stratégie agricole.

La coopération relative au commerce agricole est ainsi dynamisée à travers la conclusion de plusieurs accords agricoles avec les principaux partenaires commerciaux (U.E, États-Unis…). Ces accords prévoient une période transitoire permettant la mise à niveau des filières sensibles (céréales, viandes rouges…). Depuis la mise en œuvre du PMV, l’ensemble des indicateurs du secteur relatifs à l’investissement et à la production affiche une évolution favorable. La concrétisation de ces résultats a nécessité le déploiement d’importants efforts notamment en termes d’amélioration de la gouvernance au sein du secteur, de modulation de la stratégie agricole suivant les régions et les types d’agriculture qu’elle soit commerciale ou solidaire, de renforcement du système d’aide à l’amélioration de la productivité agricole, et la dynamisation de la coopération internationale dans le domaine.

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