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La CGEM en conformité avec les normes internationales de RSE

Pour vérifier si sa charte de responsabilité sociale de l’entreprise rejoint les normes internationales, la CGEM a commandité une étude de benchmark. Les résultats en ont été présentés hier au siège patronal, à Casablanca.

La CGEM entend rester en phase avec les bonnes pratiques en matière de responsabilité sociale.

19 Octobre 2012 À 16:11

La Confédération générale des entreprises au Maroc (CGEM) veille à rester en phase avec les bonnes pratiques internationales en matière de responsabilité sociale de l’entreprise (RSE). Hier matin, Fouad Benseddik, directeur des méthodes du cabinet d’audit français Vigeo a ainsi rendu publics les résultats d’une étude comparative entre la charte de la responsabilité sociale telle qu’adoptée par le patronat marocain et la norme internationale Iso 26000. Un exercice de benchmarking dont les résultats étaient, on s’en doute, assez attendus.

Il ressort de cette présentation que les axes, au nombre de neuf, autour desquels s’articule la charte de la responsabilité sociale, rejoignent finalement bien ceux prévus par les normes internationales. Ces axes portent, entre autres, sur le respect des droits humains, l’amélioration continue des conditions de travail, la promotion de l’emploi... A titre d’exemples, la norme Iso 26000 parle notamment de «loyauté des pratiques» tandis que la charte de RSE de la CGEM dispose des priorités telles que «prévenir la corruption», «une saine concurrence», «promouvoir la RSE chez les fournisseurs et les sous-traitants»…. Autre exemple : la norme Iso 26000 évoque les «questions relatives aux consommateurs» au moment où la charte de RSE du patronat marocain insiste sur «le respect des intérêts des clients et des consommateurs».

Objectifs mesurables et opérationnels

Après avoir fait le tour d’horizon de l’ensemble des axes comparés, Fouad Benseddik a terminé son exposé sur la conclusion suivante : il y a une définition identique basée sur des principes communs. «La CGEM rejoint les lignes directrices de la norme Iso 26000 des responsabilités sociales des entreprises opérant dans un contexte marocain et met en exergue les enjeux prioritaires d’une économie émergente», a-t-il souligné. L’analyste du cabinet Vigeo expliquera également que les objectifs de la RSE sont toujours opérationnels et mesurables.

Pour rappel, la charte de responsabilité sociale de l’entreprise a été adoptée en 2006. Le Label CGEM pour la RSE est une distinction à travers laquelle la confédération patronale reconnaît la pleine conformité des pratiques sociales d’une entreprise membre. Ce label est accordé, rappelons-le, après un processus d’audit assuré par un cabinet extérieur. 

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