L'humain au centre de l'action future

La danse orientale vue autrement

● Dalal Mezzour Benanni Smirès se découvre une passion pour la danse orientale dès son plus jeune âge. Alliant puissance et fluidité, ses prestations dénotent une grande maîtrise de son corps et une parfaite connaissance de l’univers de la danse orientale.
● Son spectacle «Oriental Evolution2» sera présenté dans le cadre du festival Mawazine le 25 mai courant. En collaboration avec la troupe Jullina Carlano, ce dernier réunira 45 artistes, 10 nationalités ayant pour point commun : un amour inconditionnel de la danse orientale.

Pour Dalal Mezzour Benanni Smirès, la danse orientale est un art à part entière.

22 Mai 2012 À 16:59

C’est dès son plus jeune âge que Dalal Mezzour Bennani Smirès tombe sous le charme de la danse orientale. Depuis, elle n’a de cesse de se former et d’explorer la richesse offerte par cet art vivant. «J’ai toujours été attirée par la danse orientale, je dansais comme tout le monde au sein de ma famille», explique-t-elle. D’ailleurs, elle a toujours cru aux rencontres essentielles et aux voyages. Multipliant les stages et les formations à travers le monde, notamment au Caire, berceau de la danse orientale, Dalal n’a eu de cesse de perfectionner sa maîtrise de cet art. Sa rencontre avec le grand chorégraphe égyptien Mohammed Réda fut un tournant déterminant dans sa carrière. «J’ai fait un stage avec lui en Égypte et en France.

Cela a été le déclic puisqu’il m’a incitée à faire de la danse professionnelle», a-t-elle confié. Concours de circonstances, talent et passion sont les maîtres mots pour décrire son parcours. Par ailleurs, une autre rencontre décisive avec Amina Slaoui, militante acharnée des droits des handicapés lui permettra d’exprimer sa sensibilité aux thématiques sociales à travers la danse. «C’est en 1998 qu’elle a organisé une soirée avec des passionnés de la danse.

n était là et on dansait pour la bonne cause ce qui, en soi, est une satisfaction extraordinaire», raconte Dalal d’un ton ému. Depuis, la chorégraphe s’est donnée pour mission de venir en aide aux plus démunis, «j’ai fait 6 grands shows au profit d’organismes caritatifs et maintenant ce sont les associations qui me contactent pour des collectes de fonds», explique-t-elle. D’ailleurs, en 2000, elle lance l’association «Orient’Art» afin que ses élans de solidarité puissent s’exprimer plus efficacement. «C’est une association composée d’artistes venant de tout bord. Mon but étant de leur donner la possibilité de se produire, de s’exprimer et de créer», explique la chorégraphe. Aussi, cette initiative permet à différents artistes d’apporter leur soutien à des œuvres de bienfaisance. À ce sujet, la chorégraphe ne cache pas son souhait de pouvoir «produire des ballets au profit d’associations caritatives», a-t-elle indiqué. Ouverte sur la diversité des traditions musicales à travers le monde, Dalal Mezzour Bennani Smirés met en scène les différents courants de danses internationales et ethniques : marocaines, indiennes, africaines, égyptiennes et autres.

À propos de son nouveau spectacle qui sera présenté, le 25 mai, dans le cadre du festival Mawazine, elle déclare que la nouveauté de ce dernier réside dans son histoire, «on raconte une histoire dansée, des tableaux scéniques revisités, modernisés et réactualisés», souligne-t-elle. Nous parlons de sa touche personnelle pour cette version 2012, elle dit avoir rajouté des parties d’influence marocaine, par exemple, les rythmes de «reggada». Dans une vision de partage et de modernité, Dalal est en perpétuelle recherche créative, ce qui la mène à expérimenter constamment de nouvelles technologies et formes d’expression. Son nouveau spectacle à venir «Oriental Evolution2» présenté dans le cadre du festival Mawazine, augure de nouvelles perspectives pour l’évolution de la dance orientale au niveau international. «Dans ce spectacle, je présente une vision de la danse orientale revisitée, réactualisée et modernisée. Et ce, loin du folklore traditionnel», conclut la chorégraphe.

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