Salon international de l'agriculture de Meknès

Renforcement de l’infrastructure du contrôle sanitaire

De nouveaux laboratoires seront construits et ceux qui existent déjà bénéficieront d’un programme de mise à niveau et de modernisation.

Le contrôle de la sécurité sanitaire des produits alimentaires devient une priorité au Maroc.

08 Mai 2012 À 16:39

L’infrastructure du contrôle de la sécurité sanitaire des produits alimentaires et des végétaux se renforce avec la construction de nouveaux laboratoires dédiés à cet effet et la modernisation de ceux qui existent déjà. Parmi les actions prévues cette année par le ministère de l’Agriculture, figure notamment le lancement de la construction du laboratoire de Bouznika et l’achèvement des travaux de construction des laboratoires d’Ain Jemaa et de Laâyoune.

Le deuxième axe porte sur la mise à niveau et la modernisation des laboratoires qui contribueront, selon le ministère, à la reconnaissance internationale du statut sanitaire du cheptel national et de la qualité de ses produits, et constituent «un outil de développement, de sécurisation de l’élevage et de la protection du consommateur».

Parallèlement à l’amélioration de l’infrastructure du contrôle, le ministère renforce les dispositifs de la sécurité sanitaire des produits alimentaires et des végétaux. Ainsi, concernant les filières végétales, le programme d’action de l’année en cours comprend la protection du patrimoine végétal, à travers la lutte contre les ennemies des cultures, notamment le feu bactérien, la Tristéza, la mineuse des feuilles de tomate «Tuta absoluta» et le charançon rouge du palmier. De même, on intensifie le contrôle des produits d’origine végétale dans le cadre de la répression des fraudes. Au programme également, le lancement de grandes luttes contre les moineaux et les rongeurs nuisibles à l’agriculture par la prospection, la surveillance et le traitement chimique et la lutte contre les maladies des forêts, ainsi que la réalisation du programme de contrôle des semences et plants par l’homologation des variétés et la protection des obtentions variétales.

S’agissant des filières animales, l’on note surtout le chantier de l’identification généralisée du cheptel bovin. Celle-ci étant, selon le ministère, «l’outil indispensable à la gestion sanitaire et zootechnique du cheptel et l’instrument majeur du suivi de ses mouvements et de la traçabilité de ses produits». Cette identification portera en 2012 sur un effectif de 150 000 têtes bovines et de 50 000 têtes camelines.De plus, le ministère a programmé la sécurisation sanitaire du cheptel national vis-à-vis des maladies contagieuses en assurant la vaccination des ovins contre la Clavelée et la Blue Tongue, la poursuite du programme d’assainissement de la tuberculose et de la brucellose bovines au niveau des élevages adhérents aux coopératives et associations professionnelles. Il est prévu également la vaccination des ruminants contre le charbon bactéridien et des dromadaires dans les régions du Sud.

La veille sanitaire n’est pas en reste. En fait, on renforce les activités d’épidémio-surveillance et le contrôle sanitaire au niveau des frontières, ainsi que le contrôle sanitaire des lieux de restauration collective.Par ailleurs, en matière de recherche agronomique, il est prévu notamment la réalisation des programmes de recherche fondamentale et de recherche-développement. Ce qui se traduira notamment par la réalisation des programmes nationaux de recherche à long terme, focalisés notamment sur la gestion et l’amélioration des ressources génétiques et sur la gestion et la conservation des eaux et des sols.En outre, on lance l’appel à candidature pour la huitième édition du Grand Prix Hassan II pour l’invention et la recherche dans le domaine agricole.

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