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L’ONCF investira 7,5 MMDH en 2013 pour le développement du rail

L’ONCF prévoit d’engager 7,5 milliards de DH d’investissements en 2013, dont 4,5 milliards destinés au projet du TGV et 3 milliards alloués à la mise à niveau du réseau.

La mise à niveau du réseau ferroviaire est menée parallèlement aux chantiers du TGV.

16 Novembre 2012 À 16:00

Le développement du transport ferroviaire est en train de passer à la vitesse supérieure. Le lancement par S.M. le Roi Mohammed VI, mercredi dernier, du doublement partiel de la ligne Settat-Marrakech, qui survient après le lancement par le Souverain du projet d’augmentation de la capacité du transport ferroviaire entre Casablanca et Kénitra, en septembre dernier, en est un signe éloquent. Tout comme l’annonce par l’Office national des chemins de fer (ONCF) de nouveaux investissements estimés à 7,5 milliards de DH pour 2013, ce sont des indices d’une accélération du développement du rail en ce moment dans le Royaume. D’autant plus que ces efforts destinés à la ligne classique du ferroviaire sont menés parallèlement aux travaux du grand chantier de la ligne à grande vitesse (TGV).

Ainsi, le premier projet, portant sur la ligne Settat-Marrakech, consiste à renouveler 80 km de voie et 140 km de caténaires, en plus d’un doublement partiel qui va concerner 40 km de voie. Ce qui se traduira par un gain de temps de 30 minutes sur la ligne ferroviaire Casablanca-Marrakech, d’après le directeur général de l’Office national des chemins de fer, Rabie El Khlie. Ce chantier porte également sur la réalisation de croisements au niveau de cette partie dans le but, précise le même responsable, de ramener le temps de parcours de centre-ville à centre-ville à 2 h 45, ainsi que sur la construction d’un centre ferroviaire pour le fret et la logistique à Sidi Ghanem, à 10 km de Marrakech, de manière à pouvoir transférer l’activité de marchandise de Marrakech-Guéliz vers Sidi Ghanem, dans une première phase, et vers Sidi Bouathmane dans une seconde phase. Ce qui devra coûter près de 600 millions de DH. Dans le même ordre d’idées, S.M. le Roi a lancé la mise en œuvre de la stratégie nationale de la sécurisation des passages, qui s’étendra jusqu’en 2015.

Une stratégie nationale de la sécurité

Cette stratégie devra mobiliser 1,5 milliard de DH, dont le financement est assuré par l’ONCF, le ministère de l’Équipement et du transport, les Collectivités locales ainsi que les Conseils des régions. Objectif : accélérer la suppression des passages à niveau et leur remplacement par des ouvrages différenciés et la sécurisation des passages à niveau qui ne seront pas supprimés. Ce qui permettra de remplacer pas moins de 180 passages à niveau par des ouvrages, au cours de la période 2012-2015. De même, ajoute-t-il, la mise en œuvre de cette stratégie se traduira par la sécurisation des passages à niveau qui ne seront pas supprimés et leur équipement d’un système sonore qui avise 35 secondes avant l’arrivée du train, une signalisation lumineuse pour le transport routier et aussi des barrières automatiques qui vont se fermer à l’approche du train.

Les trois chantiers devraient absorber une bonne partie des investissements que l’ONCF prévoit d’engager l’année prochaine et qui se montent globalement à 7,5 milliards de DH. Le directeur général de l’ONCF a annoncé mardi dernier, lors du conseil d’administration de son établissement, que cette enveloppe est répartie entre le projet du TGV, qui bénéficiera d’un montant de 4,5 milliards de DH, et la poursuite de la mise à niveau du réseau ferré classique pour 3 milliards de DH. S’agissant de la mise à niveau du réseau, elle donnera lieu notamment au triplement de la voie ferrée entre Casablanca et Kénitra, au doublement partiel de la ligne Settat-Marrakech, au renforcement de la sécurité et au droit des passages à niveau en particulier et la poursuite du programme de réhabilitation du matériel roulant, a-t-il précisé. Par ailleurs, M. El Khlie a fait savoir que l’Office tablait sur un chiffre d’affaires en amélioration de 3% et se basait sur des hypothèses de la poursuite de la croissance soutenue de l’activité voyageurs et de la progression de l’activité fret-logistique qui devrait bénéficier de la reprise du trafic en provenance du port de Tanger Med.

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