28 Décembre 2013 À 17:04
Sous le chapiteau Mawassim situé à Salé, à la Casbah des Gnaouas Sidi Moussa, l’École nationale du cirque Shems’y propose au public marocain son dernier spectacle : «Ambouctou». L’intitulé de ce dîner-spectacle signifie en patois du Nord de la France «La bouche qui me dévore» et se prononce comme le début d’une saison de cirque remplie de surprises et de grandes émotions. «Êtes-vous prêts pour la mousson des émotions ?» la saison Ambouctou commence.
Ses vents vous conduiront d’Afrique en Inde puis en Chine, enfin en sens inverse, défiant les frontières, jusqu’en Amérique latine. Accrochez-vous ! Et bon voyage», annoncent les membres du cirque Chems’y aux amoureux de ce genre artistique. Il s’agit d’une invitation à traverser les quatre coins du monde, le temps d’un spectacle à couper le souffle. Comme on les aime. Car «Ambouctou» c’est aussi un évènement inédit, chargé de sensations et d’agréables surprises. Pour cela, les studios de cirque et leurs installations sont totalement investis, pour un divertissement tout à fait exotique. «La richesse d’une histoire et d’un patrimoine comme écrin de la création : on y frappait la monnaie sous le Sultan Moulay Ismaïl, on y forme désormais d’autres trésors, ceux de l’âme humaine et de l’esprit, de l’esthétique, de l’expression sensible, si importante pour notre société. Vous songez à rassembler vos énergies d’entreprise, à mobiliser votre personnel lors d’une journée ou d’une soirée inédite, alors consultez-nous pour imaginer ensemble comment donner de la hauteur et du sens à votre projet», ajoute-t-on du côté de l’École nationale du cirque Shems’y.
Organisé en collaboration avec l’École des arts culinaires Shems’y et avec le soutien de l’Institut français de Rabat, l’événement est programmé à la fois pour clôturer en beauté l’année 2013 et pour commencer sur les chapeaux de roues celle de 2014. pour «Ambouctou», les créateurs du spectacle, Juha Marsalo et Thierry Poquet se sont très librement inspirés du récit initiatique Peul «Kaïdara». À partir de ce beau récit, rapporté par Amadou-Hampâté Bâ, les deux concepteurs d’«Ambouctou» ont décidé de bâtir un dîner-spectacle en quatre tableaux, ponctués chacun par un service de restauration préparé par l’École des arts culinaires Shems’y. Et ils y sont arrivés. Un présentateur de cérémonie, pris au dépourvu par un spectacle de cirque qui ne débute pas, raconte une histoire qui lui est arrivée, et qui lui arrive en fait en direct. Incité par une voix qui tombe du ciel et l’accompagne dans ses tribulations, il part pour le royaume des Nains et y subit un certain nombre d’épreuves initiatiques, inspirées par la tradition peule. «Archétype d’un personnage marocain de la tradition populaire, débrouillard, curieux, impertinent et un tantinet casanier, il en ressort dépouillé, mais ravi par cette aventure qui lui a permis de voyager entre les cultures d’inspiration africaine, soufie, hindoue, chinoise, sud-américaine, juive et chrétienne», indique le metteur en scène su spectacle Thierry Poquet.