24 Mai 2013 À 16:18
C’est un projet à la dimension sociale avérée. À l’initiative de l’Association nationale d’entraide sociale (ANES), le projet consiste en une main tendue aux femmes en situation précaire au niveau d’El Mkanssa (douar Tkalia). Mais pas seulement, puisqu’enfants et jeunes vivant dans cette localité ont également droit à des programmes dédiés. Le projet dont bénéficient les veuves et les femmes divorcées se résume à une unité artisanale de production de couscous fait à la main et préparé de manière traditionnelle. Une activité génératrice de revenus dont profitent les riveraines afin de gagner leur vie dignement.
Le projet qui s’inscrit dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain est abrité dans le rez-de-chaussée d’une maison de location. «Au départ, les activités de l’ANES se déroulaient dans un centre de proximité relevant de la commune. Une salle de lecture y avait été aménagée et des ateliers d’arts plastiques et de musique étaient régulièrement organisés.
Cependant, pour exploiter ce centre, il fallait que les bénéficiaires s’acquittent d’une cotisation de l’ordre de 50 DH afin de payer les charges du local relatives à l’eau, l’électricité et la connexion Internet. Ce montant pourrait paraître dérisoire, mais les jeunes qui fréquentaient le centre étaient dans une situation précaire telle qu’ils n’avaient pas les moyens de payer cette cotisation», explique Abdelkamal Hosni, chargé culturel et artistique de l’ANES.
Les prémisses du projet ont commencé à se dessiner suite à la rencontre de ce dernier avec Majdeddine Berrami, président de l’ANES. Les deux compères ont alors monté un dossier qui a été soumis à la commission locale de l’INDH. Après acceptation du projet, l’ANES a cédé le centre de proximité et a lancé ses activités dans une maison moyennant un loyer mensuel. Et c’est là qu’est née l’idée de venir en aide aux veuves et aux femmes divorcées du douar Tkalia désireuses d’avoir une activité génératrice de revenus. L’association se charge de leur encadrement et veille au respect des normes d’hygiène.
Parallèlement, le nouveau local a repris les anciennes activités (bibliothèque, salle de lecture, ateliers de musique) dont bénéficient en priorité les enfants des coopérantes, ensuite les jeunes riverains. Les sociétés de distribution de presse (Sochepress et Sapress) ont fait don de livres et de dictionnaires qui meublent la salle de lecture de l’association. Des cours de soutien scolaire sont également dispensés aux enfants des dames engagées dans le projet. Parallèlement, les jeunes qui fréquentent le local de l’association bénéficient de cours d’initiation à la musique académique (solfège). Pour le moment, la production est volontairement limitée, le temps de mettre en place un plan efficace de commercialisation. À l’avenir, l’association prévoit d’intégrer de nouvelles activités, telle la préparation de la mozzarella, de Jben et autres produits laitiers.