01 Mai 2013 À 19:06
Cette participation s’inscrit dans un objectif de «consolidation des marchés classiques de l’artisanat marocain», où la France figure en tête, a déclaré à la MAP le ministre de l’Artisanat, Abdessamad Qaiouh, à l’occasion de l’inauguration de cette foire mardi par le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, en présence notamment de l’ambassadeur du Maroc en France, Chakib Benmoussa.Avec un espace de 242 m2 piloté par la Maison de l’artisan, réparti entre les pavillons «Artisanat et métiers d’art» et «Richesse du monde», l’artisanat marocain expose des produits d’exception de diverses filières, mettant en avant les mono-artisans et le nouveau design.Fort de la richesse du patrimoine marocain et de la diversité des produits de son artisanat, les pavillons marocains font découvrir aux nombreux visiteurs une variété presque infinie de savoir-faire, fruit des multiples échanges qui ont rythmé son histoire. Les différentes filières de l’artisanat marocain y sont représentées : maroquinerie, menuiserie d’art, travail du bois, ferronnerie d’art, produits de décoration en fossiles, poterie et céramique, tissage traditionnel, luminaires ou encore bijouterie d’art. La panoplie des produits exposés, appartenant aux 13 artisans choisis parmi les plus prestigieux du Maroc, est destinée aussi bien aux connaisseurs de l’art marocain qu’à des simples curieux, venus découvrir la beauté d’articles qui font la fierté d’un pays.
Pour M. Qaiouh, l’importance accordée à la Foire de Paris se traduit par la présence de mono-artisans, et le choix de nouvelles productions et de nouveaux designs aussi bien dans la céramique que dans la dinanderie, la tapisserie, et surtout dans le tissage traditionnel, avec les différents tapis amazighs du Maroc.L’économie marocaine table beaucoup sur l’artisanat qui fait travailler plus de 2,5 millions de personnes, d’où les attentes énormes du secteur pour l’export, a souligné M. Qaiouh. Compte tenu de la crise économique qui affecte les marchés classiques, l’artisanat marocain veut développer des marchés nouveaux comme l’Ukraine, la Russie, la Biélorussie, la Lettonie, la Lituanie, les pays du Moyen-Orient, l’Amérique du Sud, notamment le Brésil, l’Inde, le Japon, a-t-il relevé. Il s’agit de «pays émergents avec une croissance économique très importante et où la présence de l’artisanat était timide, voire inexistante», a dit M. Qaiouh qui veut faire de l’artisanat «un ambassadeur du Maroc dans le monde». L’objectif est de faire connaitre l’artisanat marocain, en favorisant les affaires entre les exposants qu’ils soient mono-artisans, moyen-artisans ou acteurs de référence, que ce soit par des ventes directes, ou des foires professionnelles de type B2B (business to business) entre les fabricants et exportateurs marocains et importateurs, distributeurs, décorateurs architectes d’intérieur étrangers, a-t-il expliqué.
Par ailleurs, le ministre a souligné l’importance de la formation, précisant que quelque 13 000 sièges pédagogiques dans différents types de formations d’artisanat sont mis en place partout au Maroc.Il s’agit d’«un outil essentiel pour rapprocher les jeunes et leur faire aimer l’artisanat, transmettre le savoir-faire aux futures générations et surtout améliorer l’aspect design et finition des produits pour faire face à la mondialisation et aux changements de goûts», a-t-il relevé.