25 Avril 2013 À 18:27
«J’ai besoin d’être circoncis», cria un enfant démuni. Nihad Akisra, porte-parole d’un groupe de huit étudiants en deuxième année à l’ENCG-Casablanca, en charge d’un projet dont le but est d’aider des enfants déshérités à être circoncis, explique : «C’est le logo de notre action caritative. Notre groupe voulait prouver à ces enfants démunis qu’il existe toujours des gens qui pensent à eux». Et ce sont alors pas moins de vingt-cinq enfants, âgés de six semaines à 24 mois, issus de familles pauvres, d’orphelinat ou vivant avec leurs mères célibataires, qui ont été pris en charge grâce à cette action citoyenne. Des tenues traditionnelles ont également été offertes aux petits garçons. Les personnes accompagnant ces petits, notamment les parents, n’ont pas été en reste puisqu’à cette occasion, un buffet leur a été offert.
Voici comment tout a commencé. «Nous voulions mettre en pratique les connaissances en gestion que nous avions pu acquérir pendant nos deux premières années à l’ENCG», explique Nihad. En effet, cette année est la première durant laquelle ces étudiants, supervisés par l’un de leurs professeurs, ont organisé un projet de ce genre. Après avoir identifié les membres du groupe et déterminé le rôle de chacun, il a fallu se mettre d’accord sur l’objet de l’action. «Les différents membres ont hésité entre une opération de circoncision d’enfants démunis et une caravane médicale destinée à une région déshéritée. La deuxième idée demande plus de temps et de moyens financiers. Nous avions donc opté pour la circoncision», explique Nihad Akisra. Trouver les moyens financiers pour leur opération a été le principal souci des jeunes apprentis organisateurs. Heureusement, un membre du groupe faisait également partie d’un club social à l’école, le Léo Club Unité. «Ce club, qui connait un énorme succès, a déjà de l’expérience en matière d’organisation d’événements sociaux. Un avantage qui était très bénéfique pour nous», ajoute la porte-parole.
La seconde étape du projet consistait à choisir l’association qui allait accompagner les étudiants durant toutes les étapes de l’action. Après divers contacts avec une multitude d’organismes, nous avons opté pour le SAMU social. Un choix qui s’est avéré judicieux puisque les 25 enfants ont été circoncis dans de très bonnes conditions grâce, notamment, à l’aide précieuse de deux médecins bénévoles de cette association qui ont volontairement mis leur compétence au service de cette noble initiative.